IV. — La Littérature
Les lettres proprement dites. — Le xviii* siècle a rejeté l'autorité et l'imitation des anciens. Mais on imite, et avec quelle fidélité 1 ceux qui ont imité les anciens. Boileau est devenu le législateur du Parnasse. La tragédie sera racinienne. Dans la comédie, jusqu'à Marivaux, on imitera Molière. L'épopée et l'ode seront conformes aux préceptes de Boileau, ainsi que la poésie descriptive. Rien de plus singulier que la docilité de ce siècle indépendant, en ce qui concerne les forme^ littéraires : c'est le pseudo-classicisme qui commence.
L'originalité du XVIII® siècle. — Mais cène sont là que des apparences la vérité, c'ei^t qu'il n'y a plus de littérature, ou du moins qu'elle est né- (^ligeable. La trag(^dio de\iont la t pièce à thèse > ; elle est pour nous un
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document sur la faucon de penser du xviil* siècle. La poésie descriptive on légère renferme aussi la psychologiie et la philosophie du temps.
Uuand on passe à la prose, c'est mieux encore. La matière est nouvelle, et la forme aussi. On fait presque tort à des ouvrages comme VEsprii des kns^ le Siècle de Louis XlVy VEmiie^ V Histoire naturelle, quand on prononce à leur sujet ce mot équivoque de littérature. Ce sont des manifestations spontanées, originales, d'idées et de découvertes, dans des domainei inexplorés.