‹ Précis de littérature françaiseChapitre 19 sur 276 · LES ROMANS DE LA TABLE RONDE LES ROMANS D'AVENTURES · texte numérisé non relu

LES ROMANS DE LA TABLE RONDE LES ROMANS D'AVENTURES

SOMMAIRE

Le roman s'oppose à la chanson de geste, en ce qu'il est le réeit d'unb aventure plus ou moins fictive. — Nous entrons ici dans la littérature proprement dite, d'invention et d'imitation, qui peint l'amour courtois,

1* tes Ro'Wft»» de la Table ronde ont pour origine les traditions celtiques sur le roi Arthur et ses chevaliers. On y joint la légende du Graaî, vase où Joseph d'Arimathie recueillit le sang du Christ. — Ces histoires bretonnes passent d'abord eu France (xn* siècle) sous forme de lais, dont les plus célèbres sont ceux de Marie de France. — A part, il faut placer Tristan et Yseult, — Chrétien cle Troyes (f 1195) a composé les plus célèbres romans d'aventures, entre autre» le Chevalier au Lion, LaméM •% PvctwtL

LITTÉRATURE GOURTOISB 23

20 D'ftutrds romans sont imités d'œuvres gréco-byzantines (les Sept Saf/eà), ou tirés de vieilles légendes françaises {Robert le Diable, Jean de Paria], On y rattache la chapte-fable d'Aucassin et Nicolette,

3<> Ces romans se répandent en Europe. Bs sont imites en Italie anl zv* et zvi« siècles, en Espagne, où ils forment la bibliothèque de Don Quichotte, et d'où Os nous reviennent dans une compilation à*Herberay des Essarta, sous le titre d' Amoiia (zvr siècle).

Le mot roman signifie à l'origine un récit, une narration, en vers et dn langue vulgaire ; c'est une œuvre d'imitation ou d'invention. Le roman s'oppose à la chanson de geste, en ce que celle-ci a toujours, ou prétend avoir, un fondement historique. Ici, nous entrons, à proprement parler, dans la littérature. Dans ces romans règne l'amour courtois, par opposition aux sentiments féodaux des chansons de geste. Tandis que celles-ci chantent la guerre contre les infidèles ou les luttes entre grands vassaux, ceux-là narrent les aventures de chevaliers qui, tantôt pour obéir à la dame de leurs pensées, tantôt pour accomplir un vœu, exécutent des prouesses aussi merveilleuses que vaines.

Page 1