I. — Sous la Révolution
l^* La Tragédie. — La première date du théâtre tragique révolutitmnake est 1789, avec le Charles IX de M.-J. GBéNiER,« tragédie historique», plaidoyer en faveur de la liberté et de la tolérance, qui faillit mettre aux prises le parterre et les loges. — Ghénier donna ensuite, et toujours avec grand succès, Henri Vlll (1791), Cdas (1791), Gracchus (1792), où se tfouve le mot : « des lois et non du sang I ». et Fénelon ou les religieuses de Cambrai (1793). Son Tibère fut joué seulement en 1844.
Népomueène Lemergier (17^1-1840), tempérament original et parfois novateur, triompha dans la tragédie avec son Agamemnon (1797), qui supporte encore la lecture, et dans le drame historique avec Pinto (1801),
DuGis continue à donner des adaptations de Shakespeare (Othello^ 1792), et fait jouer, en 1795, une pièce à sujet oriental, Abufar^ qui est sa production la plus originale.
29 La Comédie. — Ici, la première date devrait être le Mariage de Figaro (1784) : nous en avons parlé plus haut. U nous reste à signaler le Philinie de Molière^ de Fabre d'Eglantine (1791), inspiré par J.-J. Rousseau.
GoLUN d'Harleville (1755-1806) représenta IVdmaUe et spirituelle
OBt GBANGU. — Précii de Littérotw. Il
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comédie classique. H est, avec moins de force et de verve, unjhéritier de Regnard, de Piron et de Gresset. Ses meilleures pièces, joliment versifiées, et qui reposaient le public des comédies-pamphlets, sont VOptimiste (1788) et le Vieux Célibataire (1792).
30 Dans la Poésie lyrique, nous avons déjà nommé Lebrun. Mais le vrai lyrisme est alors dans quelques chants révolutionnaires, comme le OuirU du départ de M.-J. GHéNlER,mis en musique par Méhul (1794), et surtout la Marseillaise de Rouget de l'Islb (1792).