CHAPITRE IV LA POÉSIE LYRIQUE AU DIX-NEUVIÈME SIÈCLE
SOMMAIRE
1* Le lyrisme du zzx« siècle est successivement romantique, parnassien et sj/mboliste,
20 Lamartine (1790-1869) n*est pas un poète de profession. Diplomate, député, Ij^înistre, il écrit des vers d'inspiration. — En 1820, les Premières Méditations répondent au goût et aux besoins du publie; Lamartine y exprime Tangoisse et les espérances d'une &me qui s'apaise dans la Nature et en Dieu. — Dans les recueils suivants, et dans son épopée de Jocelyn, il abuse de sa facilité; mais on y r^contre encore des morceaux de génie. — Sur la fin de sa vie, il écrit à la hâte et pour vivre^ Il meurt presque oublié; mais la postérité l'a remis au premier rang.
3° Les romantiques se sont groupés en Céruicles : autour de la Muse française (1823-24); chez Ch. Nodier, à l'Arsenal (1824-34); chez V. Hugo (1828-30).
4<> Victor Hugo (1802-1885) est avant tout poHe, et ne cesse d'écrire des vers. Les circonstances le jettent dans la politique; il est exilé de 1851 à 1870; il est le plus populaire de nos écrivains; la France lui fait des funérailles nationales. — Il s'élève par degrés, des Odes et Bàdades aux Orientales, aux Feuilles d* Automne, etc., et son originalité se dégage de plus en pins; elle atteint sa plénitude dans les ChàtiiMtdSt et dans la Légende des siècUs^ où V. Hugo renouvelle Vépopée, Poète, il est voyanl, peinlre, virtuose,
5* A. de Vigny (1797-1863) est plutôt un penseur. Dans ses Destinées^ il formule la doctrine stoïcienne et pessimiste; mais il croit à la pt^i^ et au progrès,
6<> A. de Musset (1810-1857) est le plus spontané et le plus sincère des romantiques. Il a excellé dans l'expression de l'amour.
7° Les Parnassiens réagissent contre le lyrisme personnel. Les principaux sont Th. Gautibb, Lioontb db Liblb, J.-M. db Hbbbdia, remarquables tous trois par leur sens du « monde extérieur et exotique ». ~ D'autres poètes n'ont traversé le Parruisse que pour s'y faire la main, et sont revenus au moi : tels Sullt Pbudhommb et F. CoFPÉB.
S^ Les Symbolistes réagissent à leur tour contre la poésie trop matérielle des Parnassiens. Avec YBBbAiNB et MAWtAmrt, ils arrivent à une subtilité idéaliste parfois obscure.