‹ Précis de littérature françaiseChapitre 221 sur 276 · I. — Villemain · texte numérisé non relu

I. — Villemain

Abel-François Villemain entra à la Faculté des lettres, d'abord pour suppléer Guizot dans la chaire d'histoire, puis comme titulaire de la chaire d*éloquence (1816), où il professa jusqu'en 1830. Son succès fut immense, n ne publia, de ses nombreux cours, que le Tableau de la liUétaXure française au moyen âge (2 vol.) et le TaUeau de la littérature française au xvn® siècle (4 vol.). Après 1830, il fut deux fois ministre de l'Instruction publique. Après 1848, il se consacra tout entier à des travaux de critique et d'histoire

Villemain fut en son temps l'initiateur de la critique historique. —

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Rien ne nous semble aujourd'hui plus naturel et plus indispensable que de mêler à nos études littéraires la biographie, l'histoire, et la comparaison avec les littératures étrangères; c'était alors une innovation. Ainsi, dans son Moyen âge, Villemaiq tente d'expliquer les œuvres par le pays, la civilisation, les mœurs et les idées. A passe de la Provence à l'Italie, où il étudie Dante (4^ et 12* leçons) et Pétrarque (13* leçon), pour y chercher les influences et la réaction ; de même, il nous transporte en Espagne, où il analyse le Romancero (16* leçon). — Cette méthode est appliquée avec plus de sûreté et de force dans le Tableau du xviii* siècle (1).

Parmi les contemporains de \^iemain, et ses collègues à la Faculté dos lettres, n'oublions pas: Fauriel (1772-1844), qui occupa la chaire de littérature étrangère, et qui est un des esprits critiques les plus sûrs et Jes plus scientifiques de son temps ; il eut pour successeur Ozanam (1813- 1853), non moins érudit, et dont l'enseignement eut plus d'éclat oratoire.

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