II. » Sainte-Befive
l^e. — Charles-Augustin de Saint-Beuve est né à Boulogne-sur-Mer, en 1804. A l'âge de quatorze ans, il vint continuer ses études à Paris, et il y obtint des succès brillants. — De 1824 à 1827, Sainte-Beuve suit les cours de TÉcole de médecine ; là, il prend l'habitude de la recherche scientifique, et de ce positivisme d'esprit qui lui fera transformer la critique en une sorte d' « histoire naturelle ». Un article sur les Odes et Ballades {Globe, janvier 1827) le met en rapport avec Victor Hugo. Admis dans le Cénacle, il se croit poète, et publie en 1829 : Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme, et, en 1830, les Consolations, Mais il restait surtout un critique : en 1828, il avait donné le Tableau de la poésie française au XVI* sièele, recueil de morceaux parus dans le Globe : là, il cherchait des ancêtres aux romantiques, et par delà le classicisme, il les rattachait à la Pléiade.
En 1837-1838, il fait, à Lausanne, un cours public sur Port-Royal, Nommé en 1840 bibliothécaire à la Mazarine, il est reçu à l'Académie française en 1844. — En 1848, après la révolution de Février, il se rend à Liège, et fait à l'Université de cette ville des conférences sur Chateaubriand (Chateaubriand et son groupe littéraire). U travaille au Constitutionnel ;ipms,kipSLTtiT de 1852, au Moniteur. Jl quitte ^ Monitetir en 1861, pour continuer ses Lundis au Constitutionnel. En 1865, il était noihmé sénateur. D mourut en 1869.
L'œuvre et la méthode. — En dehors des trois recueils de vers, nous avons de Sainte-Beuve : i^ des ouvrages d'histoire littéraire x TaMeau de la poésie française au xvi* siècle (1 vol.,. iSSS), Histoire de Port*
(1) MorceauM ehoint, 1" eycla, p. 497 ; »• cycto, p. IIU.