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370 DIX-NBUVIÊMB SIÈCLE
Royal (5 vol., 1840-1860), Chaleaubriand et son groupe liUéram (2 yol^ 1860) ; Î9 des articles publiés à la Revue de Parie^ à la Revue des Deux- Mondes^ au National^ au Constitutionnel^ au Moniteur, au TempSf et qui ont été rassemblés dans les recueils suivants : Portrails littéraires (3 vol., 184i), Portraits de femmes (1 vol., 1844), Portraits contemporains (1846)» Causeries du Lundi (15 vol., 1851-1862), Nouveaux Ijundis (13 vol., 1863-1872), Premiers Lundis (3 vol., publication posthume, 1875) (1).
Sainte-Beuve a dit lui-môme qu'il voulait faire c l'histoire naturdle des esprits t. D a la passion de. la recherche exacte ; il n'épargne rien m pour connaître, ni pour comprendre. Il remplit, sous ce rapport, toute sa définition:! Le critique est un homme qui sait lire, et qui apprend à lire aux autres. »
n est plus suspect quand il s'agit des contemporains. Si, dans les premiers articles qu'il a consacrés aux romantiques, il est élogieux jusqu'à la complaisance, à mesure qu'il se sent inférieur à eux comme poète et comme romancier, et qu'il gagne en indépendance et en impunité comme critique, Sainte-Beuve devient à leur égard d'une clairvoyance plutôt malveillante.
On apprendra doûc de Sainte-Beuve à pénétrer à fond un sujet, à di séquer une œuvre, à en expliquer et à en préciser les caractères essentiels ; on Apprendra de lui, encore, à sentir vivement le beau et le vrai ; mais on n'aura jamais pour l'homme qu'une médiocre estime.