‹ Précis de littérature françaiseChapitre 236 sur 276 · I. — L'Ëloquenee parlementaire et le Pamphlet · texte numérisé non relu

I. — L'Ëloquenee parlementaire et le Pamphlet

sous la Restauration.

La Restauration rendait à la France (1830 nous le fait trop oublier) une certaine liberté politique. Dès 1815, les débats parlementaires, étouffés sous l'Empire, prirent une ampleur et une vivacité inconnues depuis la Révolution. Il faut distinguer en particulier Villèle (t 1854), Martignag (t 1832), Royer-Gollard (f 1854), Benjamin Constant (t 1830), le GÉNÉRAL FOY (t 1825).

Paul-Louis Courier (1772-1825). — Courier n'est pas un orateur, mais sa place est à côté de ceux qui contribuèrent à renverser la Restauration. D*abord of Ûcier, mais surtout belléniste passionné, il a traduit en un style archaïque, digne d'Amyot, la pastorale de Longus, Daphnis et CUoé. D^nissionnaire en 1809, il vécut désormais dans sa propriété de Véretz, en Touraine, et il se fit, comme Béranger, l'adversaire irréductible du parti légitimiste. Ses plus célèbres pamphlets sont : Simple Discours de Paul'LouiSt vigneron de la Chavonnière^ aux membres de là commune de Véretz, à Voccasion â^une souscription pour Vacquisition de Chambord (U s'agit de la souscription destmée à acheter le château de Chambord pour le duc de Bordeaux) (1821), — Pàition pour des tnllageois qu*on empêche de danser (1822), — Pamphlet des pamphlets {iS^^y — SsLCorrespondance ( de 1787 à 1812) contient une foule de lettres piquantes, dont quelques-unes (la lettre sur la proclamation de l'Empire, — celle intitulée: Une Aventure en Calabre) sont justement célèbres. Toutes méritent d'être lues (1).

L'argumentation de P.-L. Courier, dans ses pamphlets, est serrée, vigoureuse, toujours spirituelle et toujours sophistique. Un peu trop travaillé, son style donne une impression unique de préosion et de fermeté, de verve et de grâce.

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