‹ Précis de littérature françaiseChapitre 246 sur 276 · V. — Le Naturalisme aa Théâtre · texte numérisé non relu

V. — Le Naturalisme aa Théâtre

fieniy Becque (1837-1901) marque une vive réaction contre l'école de Scribe et de Victorien Sardou. A leur optimisme moral, à leur philosophie indulgente, Becque substitue le plus noir pessimisme : il est le premier auteur de ces pièces tristes et amorales, où l'on prétend représenter la société telle qu'elle est, composée de canailles et de dupes : c'est la comédie rosse. Les deux meilleures pièces de cet écrivain, qui travaillait difficilement, et qui parvenait plus difficilement encore à se faire jouer, sont les Corbeaux (1882) et la Parisienne (1885).

Le Théfitre libre H887-1895). — Un acteur amateur, M. Antoine, fondaà Montmartre, le Théâtre libre, ainsi nommé parce que les pièces, représentées seulement devant des invités, n*étaient pas soumises à la censure. Permis à lui par conséquent, de risquer tout. Le Théâtre libre présenta souvent au public des pièces brutales et cyniques, mais il a tout de même révélé quelques vigoureux et hardis auteurs dramatiques, tels que M. Georges Anch Y {VÉcnle des veufs), M. Emile Fabre {V Argent), M. Henry Géard (les Résignés), etc. — D'autre part, il a contribué à vulgariser les chefsd'œuvre du théâtre étranger. N'oublions pas que les pièces d'iBSEN : les Revenants, le Canard sauvage, la Dame de4a mer, y ont été jouées pour la première fois en France, ainsi que les Tisserands de H auptiiann.

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