‹ Précis de littérature françaiseChapitre 248 sur 276 · GHAPITRB XI LE ROMAN AU DIX-NEUVIÈME 8IÊOLB · texte numérisé non relu

GHAPITRB XI LE ROMAN AU DIX-NEUVIÈME 8IÊOLB

SOMMAIRE

1» De 1800 à 1825, iliant signaler AicHa (1801), Bmi (1802), par GHATBAtrBBiAND; Adolphi de B. Constant (1818), et les romanB de M** db Staël (Delp^Hie, 1802 ; Confine, 1807). — Xavier db Maistbb, Chablbs Nooieb.

2» Dans le genre historiane, sous l'influenoe de W. Scott, A. db Vzgnt donne Cinq-Mars (1828); Victob Hugo, Notre-Dame de Paris (1831), les Misérables (1862) ; A. DuHAS fAbb, les Mousquetaires (1844) et d*interminableB suites. — Vers 1840, oommenoe à se développer le rothan-feuiUeton (E. Sub, Ponson du Tbbbail, etc.).

8" Dans le genre réaliste et natoraliste : Stbndhal publie en 1831 le Rouge et le Noir, en 1839 la Chartreuse de Parme, C'est un observateur ai|ni, au style seo. — Çalzao (1799-1860) écrit une longue série de romans de mœurs, sous le titre général de Comédie humaine. U est le plus fécond créateur de types dans notre littérature ; il décrit les milieux et les individus. Ses chefs-d'œuvre sont Eugénie Chrandet et le Père Chriot. — MAbiméb réussit dans la nouvelle. — G. Flaubbbt est réaliste dans Madame Bovary (1866), romantique ésaaaoiammbô (1862).— A.DAnDBT est

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an rMisto Tibrant et poétique {Jaek, 1876 ; U Nabab, 1879). — ftn. Zoui est us naturalùte romantique {VAêwmmoir^ 1877; Oerminal, 1886).

40 Le roman idéaliste et psychologiqœ. — George Sand (1804-1870) donne d'abord des romans passionnels {Indiana^ VàUrUine) ; puis des romans socialistes (le Meunier éTAngibauU) ; enfin des romans champêtres {Françoia le Champi, la Mon au diable), Georife Sand excelle à décrire la nature ; elle est à la fois siitiple» éloquente et poétique. — Jules Bandeau, Octayb Feuillet, A. Theueibt.

b^ Parmi les Contemporains, Paul Boubget étudie de préférence des questions sociales ; Pierre Loti peint les pays exotiques ; Mauriob Basrèb est à la fois psychologue subtil et publieiste patriotique.

Nous avons vu que le roman, représenté à toutes les époques de notre littérature par des œuvres très originales, s'était transformé et enrichi au xviii* siècle, sous une double influence : celle du roman anglais qui le pousse à l'observation plus minutieuse des classes moyennes et des sentiments ordinaires; celle des tendances sociales, esprit d'examen, libre discussion, curiosité pour les problèmes moraux et politiques. Au XIX* siècle, le roman deviendra le plus vaste et le plus t compréhensif » de tous les genres : il sera romanesque conmie au moyen âge, psychologique conune au xvii* siècle, social comme au xviii* siècle ; et, de plus, iL reflétera toutes les aspirations duxix* siècle, et il se fera successivement lyrique, réaliste, socialiste, naturaliste, symboliste. C'est dire qu'il échappe désormais à toute définition. Un roman aujourd'hui, c'est un volume d'environ 3(X) pages, en prose, où l'auteur raconte une histoire vraie ou fausse, et dans lequel il enferme tout ce qu'il veut : politique, sociologie, religion, morale, description, psychologie, — et, quand il le peut, de l'esprit, du sentiment et du style.

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