‹ Précis de littérature françaiseChapitre 55 sur 276 · LE SERMON AU MOTEN AGE · texte numérisé non relu

LE SERMON AU MOTEN AGE

Saint Bernard (1091-1-153). — Sous le nom de saint Bernard, nous avoni quatre-vingt-quatre semions en français, traduits, au commencement du xiii'' siècle, sur le texte latin. Saint Bernard fut un admirable orateur, parfois trop subtil et trop scolastique pour notre goût, mais plein d'onction et de véhémence, de force et de tendresse. Il évoque souvent la comparaison avec Bossuet.

Manrice de Sully (?-1196). — Evêque de Paris, Maurice de Sully eut une grande renommée de prédicateur. Il a laissé un recueil de ses sermons français, préparé par lui-même pour ses prêtres. — Maurice de Sully a une éloquence aisée, agréable, touchante. Il abonde en anecdotes et en exemples. On peut en juger par le charmant sermon du troisième dimanche' après Pâques, où il raconte la légende de ce moine qui écoute chaotef un oiseau.

Gerson (1363-1429). — Jean Gharlier, né à Gerson, chancelier de rUniversité, prêcha devant la cour de 1389 à 1397, dans l'église Saint- Paul, n devint quelques années plus tard curé de la paroisse Saint- Jean« de-Grève, et, pendant une période de quinze ans, il fit surtout de la prédication populaire. Nous possédons une soixantaine de sermons français de Gerson. On y trouve un grand abus de Tallégorie ou de la scolastique, mais aussi du pathétique et une dignité soutenue qui n'exclut pas la véhémente familiarité.

Enfin signalons, à la fin du xv^ et au début du xvi« siècle, Menot et Maillardj qui poussèrent souvent la hardiesse jusqu'à la trivialité.

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