‹ Précis de littérature françaiseChapitre 65 sur 276 · I. — Les grands Rhétoriqueurs · texte numérisé non relu

I. — Les grands Rhétoriqueurs

Entre A^on (dont le Grand Testament est de 1461) et le manifeste de la Pléiade (1549), s'écoule, pour la poésie française, une période de traih

fO SEIZIÈME SIÈCLE

sition. Le seul nom resté illustre entre ces deux dates os^f celai de Gtèment Uarot. Mais les poètes ont été nombr^^x ; ^ous devons, ayant <l*arriver à Marot, en nommer quelques-ims, et chercher si Vart de^ vers^ sinon Ifi poésie, ne leur doit pas certains prç^^.

Les rhéUjriqumrs fiûrent particulièrement les poètes delà cour de Bourgogne, ceux de la cour de Malines, en Flandre, groupés autour de Ms^:- Sierite d'Autriche, enân ceux de la cour de France, protégés par Anne de retagne. Il faut noter que quelques-uns de ces poètes médiocres furent en o(iême temps des chroniqueurs, des historiographes, des savants, et peut-être des honmies d'esprit.

Les règles de leur poésie sont au fo^d les piêmes que celles des xii% xiii* ^t xiy' siècles. Mais les genres, ^\ wdai^ rondeau^ haUadtt «enxirvtois^ chant royale se sont compliqués ; on en a multtijplié les difficultés techniques.

Les plus illustres poètes rhétonqwuts furent : Georges Chastelain (1403- 1475), chroniqueur des ducs de Bourgogne. — Jean Molinet (f 1507), historiographe de la maison de Bourgogne, bibliothécaire de Marguerite d'Autriche. — Jean Meschinot (1420-1490), attaché à la personne des ducs de Bretagne. — Guillaume Crétin (f 1525), historiographe du roi François I^r. — Jean %e Maire de Belges (1473-1525?) bibliothécaire de Marguerite d'Autriche, à Maiine§. Son ouvrage le plus considérable est écrit en prose. Il porte le titre assez singulier à* lUusiratiom de la Gavie et Singularités de Troie, et parut en 1512-1513, Le Maire s'y montre le continuateur de Benoît de Sainte-More {Roman de Troie, xiV siècle), et le précurseur de Ronsard (la Franciade) : il raconte la légende qui attribue à Francus, fils d'Hector, la fondation du royaume de France.

IL — - Clément Marot (1497^1544).

Un mot d'abord sur le père de Qément, Jean des Mares, dit Marot (1463-1523), qui fut secrétaire d'Anne de Bretagne. Jean Marot appartient au groupe des grands rhétoriqueurs. Il devint poète-historiographe» et composa, pour servir Louis XII dans s£^ lutte contre le pape Jules li, un Voyage de Gênes et un Voyage de Venise. Mais il a mieux £ait: il a appris l'art des vers et inspiré le goût de la poésie à son fils Qément.

Vie de Clément Marot. — Clément Marot est né à Cahors, en 1496 ou 1497. D'abord page chez Nicolas de Neufville, seigneur de Villeroi, il y compose ses premières poésies. Un gentilhomme de la chambre* M. de Pothau, le présente en 1518 à Marguerite (1), sœur du nn, aloss duchesse d'Alençon. Marot devient valet de chambre de Marguerite (2).

(1) Cf. pp. 84 et 102.

<£) Ballade à Madame 4*Almçon pour utrt couché m fon «lai (1548). Mar^ean^fitaitif^ !•• cyelt, p. 97.

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