‹ Précis de littérature françaiseChapitre 8 sur 276 · TABLEAU GÉNÉRAL DU MOYEN A.GB · texte numérisé non relu

TABLEAU GÉNÉRAL DU MOYEN A.GB

surtout au point de vue des services qu'ils peuvent rendre à la religion.

Quelle inQuence les études^ au moyen âge, ont-eUes eue sur la littérature Y

Cette influence est grande sur les ouvrages didactiques et moraux, sur les épopées antiques, et même, jusqu'à un certain poii;Lt, sur les romans, >genres cultivés par des clercs. Les trouvères épiques et la plupart des trouvères lyriques n'y échappent pas eux-mêmes entièrement. Seuls les chi'oiiiqiaeurs qui écrivent en français peuvent être vconsidérés comme s 'étant formés en dehors des Universités.

Les manuscrits. — L'imprimerie r'existe en France qu'à partir de 1470 ; c'est dire qu'il n'en faut tenir aucun compte pour le moyen âge. Dès le x^ siècle, les jongleurs, qui s'en vont porter de château en château leurs épopées, ont de petits manuscrits, souvent fragmentaires, qui s'usent assez rapidement. Quand ils les remplacent, ce n'est pas authcntiquement le même texte qu'ils recopient ; c'est un texte renouvelé, rajeuni, surchargé Les fautes, les omissioqs, les additions y sont nombreuses.

D'un autre côté, dans les couvents, on conservait et on continuait à copier les textes classiques, grecs et latins. Au xiii^ siècle, l'Université de Paris commença à organiser et à entretenir une librairie (bibliothèque) à laquelle étaient attachés de nombreux scribes. Au xiv^ siècle, le roi Charles V réunit dans sa tour du Louvre un millier de beaux manuscrits : c'est le noyau de notre Bibliothèque nationale. La cherté et la rareté des manuscrits furent jusqu'à la fin du xv^ siècle un obstacle sérieux à la connaissance de l'antiquité et au progrès des études.

Page 1