V. — Les Arts et les Sciences au moyea Age
Lm arts. — Ce n'est qu'après la date fatale de l'an mille, au xi* siècle, que l'on voit se développer sous sa première forme, romaney la grande architecture du moyen âge. L'art roman est caractérisé par le plein cintre et par la voûte. Il a quelque chose de robuste qui répond bien à cette société féodale. A l'architecture romane correspondent les premières chansons de geste.
Vers le milieu du xii® siècle, le plein cintre fait place à Vogive. La voûte de pierre s'élance, et les murs se découpent. La cathédrale gtthique devient un admirable symbole. Au xiii® siècle, l'architecture est d'art souverain •. Tout lui est subordonné. Le gothique se transforme bientôt, et ses aspects successifs correspondent aux modifications de la vie sociale et du goût. Il est d'abord simple et hardi ; il devient fleuri^ et, vers la fin du xv^ siècle, flamboyant,
A partir du xiv® siècle, la sculpture française a une glorieuse histoire. Des artistes de génie, longtemps dédaignés, font des bas-reliefs, des chapiteaux, des stalles, et surtout des statues qui dénotent une conception très individuelle et très réaliste.
Les sciences. — Si, trop souvent, à cette époque, la chimie ne fut qu'ai*
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chimie, et Tastiunomie qu'astrologie, ce serait une grave erreur de croixe que le mouvement des sciences s'arrête pendant le moyen ftge. Ge mouvement est lont, mais réel* Presque tous les savants sont des moines ; et, sans doute, ils se proposent, dans leurs recherches, de glorifier Dieu, mais ils n'en font pas moins avancer les sciences mathématiques, physiques et naturelles.