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De là ces lois spéciales de la conversion

a) Le jugement dont le sujet et l'attribut sont des idées équivalentes se convertit simplement, vi materiœ.

b) Le jugement universel afBrmatif ne peut se convertir que par accident.

c) Le jugement universel négatif se convertit simplement.

d) Le jugement particulier afiirmatif ne peut être converti que simplement.

e) Le jugement particulier négatif ne peut se convertir d'une manière directe.

(1) Nous imprimons en petits caractères tout ce qui regarde la conversion , parce que ce procédé logique est peu en usage.

95. Mais outre ces deux sortes de conversions directes on a itaventé la conversion par contraposition , qui consiste à changer d*abord un jugement en un jugement équivalent d'une forme différente et à convertir ensuite ce dernier d'après les règles ordinaires.

III) Division des jugements exprimés ou propositions»

94. Un jugement exprimé verbalement est une proposition. De là il suit que tout ce que nous avons dit de la matière^

de la forme , de la division , etc. • du jugement s'applique également à la proposition. Cependant la proposition peut présenter certaines particularités qu'il est nécessaire de signaler.

95. D'abord toute proposition est I) d^nie ou indéfinie^ selon que les particules qui accompagnent le sujet expriment clairement ou non dans quelle extension il est pris.

du. Les propositions universelle, particulière et singulière sont définies , lorsque leur sujet est accompagné des particules tous, quelque, ce, ou d'équivalentes.

Les propositions générale et généralisée , telles que : l'homme est martel, les hommes sont mortels, sont indéfinies, et doivent être réduites à des propositions définies : en matière nécessaire elles équivalent à des propositions universelles , en matièi^ contingente à des propositions particulières.

Une proposition est en matière nécessaire , si le sujet renferme ou exclut l'attribut essentiellement ; dans tout autre cas elle est en matière contingente.

97. II) Toute proposition est simple ou œmposée, suivant qu'elle exprime un ou plusieurs jugements.

98. La proposition composée est ou l"" explicitement (clairement) ou 2® implicitement (obscurément) composée, selon que la pluralité des jugements y est ouvertement ou non ouvertement exprimée.

99. Les principales propositions explicitement composées sont les propositions a) complexe, 6) causale, c) copulative, d) remotive et e) discrétive.

100. a) On appelle complexe une proposition dont le sujet ou l'attribut est accompagné d'une autre proposition pour le pré-

ciser. Elle serait doublement complexe, si une telle proposition ëtait ajoutée à l'un et à l'autre de ees deux termes.

Toute proposition complexe se compose donc de deux propositions , d'une principale et d'une incidente • L'incidente est explicative ou restrictive , selon qu'elle sei*t à expliquer seulement ou bien à restreindre le sens que présenterait la proposition principale prise séparément.

lOi. 6) La proposition causale énonce deux jugements simples, et en les liant par la conjonction parce que^ car, elle donne l'un comme cause ou raison de l'autre. Par conséquent elle exprime trois jugements.

102. c) La proposition coptdative a plusieurs sujets^ ou plusieurs attributs , ou plusieurs sujets et plusieurs attributs , tous affirmés les uns des autres. Elle exprime autant de jugements qu'elle contient de sujets multipliés par les attributs. Ceci est également vrai de la remotive et de la discrétive.

103. d) La proposition retnotive contient ou plusieurs sujets, ou plusieurs attributs , ou plusieurs sujets et plusieurs attributs, qui sont tous niés les uns des autres. Elle diffère donc essentiellement de celle qu'on appelle copukuive-négative (80), et qui n'est pas véritablement composée.

104. e) La proposition discrétive, qui tient en même temps de la copulative et de la remotive , renferme ou un sujet et plusieurs attributs en partie affirmés et en partie niés du sujet , ou bien elle a plusieurs sujets et un attribut affirmé des uns et nié des autres de ces sujets.

105. 2° Parmi les propositions implicitement composées nous mentionnerons a) la comparative j qui renferme plusieurs sujets ou plusieurs attributs entre lesquels on fait une comparaison de supériorité; 6) la relative, ou comparative qui contient une comparaison d'égalité ; c) Vexclusive , dans laquelle l'attribut ne s'affirme que du seul sujet énoncé, ou bien dans laquelle on affirme que le sujet n'a que le seul attribut exprimé ; d) Texceptionnelle ou exceptive^ dans laquelle le sujet ou l'attribut est exprime à la réserve d'une partie déterminée de son contenu ;

LOIS CONCERNANT LA VÉRITÉ DES JUGEMENTS. â7

e) la restrictive , qui restreint ou limite l'attribut à une partie déterminée de la compréhension du sujet; et f) la rédupUcativej qui est une proposition restrictive, dans laquelle l'attribut est limité à cette partie de la compréhension du sujet qu'indique le redoublement du terme qui exprime le sujet.

106. Eu égard & la forme grammaticale de la proposition^ elle esta) pleine ou eUiptique^ suivant que chacun de ses éléments est ou n'est pas exprimé par un mot distinct.

107. Enfin b) elle est directe ou indirecte y selon que ses éléments sont ou ne sont pas exprimés dans l'ordre logique , d'après lequel on énonce d'abord le sujet , ensuite le verbe et en troisième lieu l'attribut.

Lois concernant la vérité formdle des jugements.

108. La vérité formelle du jugement consiste dans son accord avec lai-môme , ou dans l'exactitude de la forme à lier tel sujet à tel attribut; sa vérité matérielle consiste dans son accord avec l'objet que le sujet et l'attribut représentent* La logique réelle donne les lois de la vérité matérielle de nos jugements ; ici il ne s'agit que des lois de la vérité formelle.

109» I) Lois générales concernant tous les jugements.

1® Toute note (ou attribut) qui est complètement ou incomplète-^ ment identique au sujet du jugement doit être affirmé du sujet.

â"^ Toute note (ou attribut ) qui est opposée à une note quelconque du sujet doit être niée du sujet.

3* Toute note (ou attribut) qui, sans être identique, n'est opposée à aucune note du sujet, ne s'affirme ni ne se nie nécessairement du sujet , mais doit être jugée comme étant compatible avec lui.

HO. II) Lois spéciales des jugements de relation différente.

1 ° Le jugement catégorique est vrai , dès qu'il est conforme aux lois générales.

28 DU JUOEIIENT.

2<* Le jugement hypothétique est toujours et alors seulement vrai , quand le conséquent est une conséquence de l'antécédent , lors même que ni Fantécédcnt ni le conséquent n'existent réellement.

3<> Le jugement disjonctif est vrai , dès que la disjonction est exacte, c'est-à-dire, renferme une division complète.

m. III) Lois spéciales des jugements de diverse modalité.

1" La vérité du jugement problématique affirmatif exige seulement que le sujet et l'attribut soient compatibles , et celle du négatif que l'attribut ne soit pas une note essentielle du sujet.

2^ Pour que le jugement assertoire soit formellement vrai , il suffît que le sujet et l'attribut se conviennent de la manière dont ils sont énoncés.

5<> Le jugement apodictique n'est vrai que si le sujet renferme ou exclut l'attribut essentiellement ou d'une manière absolument nécessaire.

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