Principes fondamentaux de tout raisonnement
\^ Tout ce qui est identique à l'antécédent, ou contenu dans Tantécédent, doit être affirmé dans la conclusion.
S"» Tout ce qui est opposé à l'antécédent doit être nié dans la conclusion.
o*' Ce qui n'est ni identique ni opposé à l'antécédent ne peut s'en conclure.
Différentes espèces de raisonnement immédiat.
125. On doit regarder comme immédiats les raisonnements IJ par identité, II) par opposition, III) par subordination, IV) par conversion, V) d'après la modalité, VI) par induction, VII) par analogie.
126. I) Le raisonnement par identité , équivaknce ou équipoUence consiste à conclure de la vérité ou de la fausseté d'un jugement la vérité ou la fausseté d'un jugement identique ou équivalent (85).
La légitimité de ce raisonnement est fondée sur le rapport qui existe entre deux jugements identiques (112).
Ses deux règles sont : i^ L'un des deux jugements identiques étant affirmé comme antécédent^ l'autre doit être affirmé comme conséquent. 2® L'un étant nié comme antécédent, l'autre doit être nié comme conséquent. En d'autres mots : i*»Dela vérité de l'un on doit conclure la vérité de l'autre. 2<» De la fausseté de l'un on doit conclure la fausseté de l'autre.
127. II) Le raisonnement par opposition consiste à conclure de la vérité d'un jugement la fausseté d'un jugement opposé (87) , ou bien de la fausseté de Tun la vérité de l'autre.
La légitimité de ce raisonnement est basée sur les lois de V opposition (115). De là les règles suivantes :
a) S'il y a opppoition contradictoire : \^ l'un des deux jugements étant afiirmé dans l'antécédent, on doit nier l'autre dans la conclusion ; S"* l'un étant nié , on doit affirmer l'autre.
6) S'il y a opposition contraire : i^ ayant affirmé l'un des deux jugements, on doit nier l'autre; 2^ ayant nié l'un, on ne peut ni nier ni affirmer l'autre.
c) De deux jugements sous-^ontraires : i^ ayant nié l'un, on doit affirmer l'autre ; 2® mais après en avoir affirmé un , on ne peut rien conclure.
On doit ne pas confondre avec l'opposition la simple disparite ou dtssemb/ance des jugements, qui ne peut jamais donner lieu à une condusion légitime (ii4).
128. III) Le raisonnement par subordination ou suhcdtema^ tion consiste à conclure de la vérité ou de la fausseté de l'un de deux jugements subordonnés ou subalternes à la vérité ou à la fausseté de l'autre.
Ce raisonnement est fondé sur le rapport qu'ont entre eux les jugements subalternes (H 5). De là ces quatre
Règles : De deux jugements subalternes , i^ ayant affirmé l'universel , on doit accorder le particulier ; 2® le particulier étant nié, on doit nier l'universel ; S"* l'universel étant nié , on ne peut rien conclure ; 4® après avoir affirmé le particulier , on ne peut non plus rien conclure.
Cependant en matière nécessaire l'affirmation de l'un entraine celle de l'autre. Il en est de même de la négation. Mais ceci est en dehors des lois de la vérité formelle.
129. IV) Le raisonnement par conversion consiste à constater la Térité ou la fausseté d'un jugement par la vérité ou la fausseté du jugement dans lequel on le convertit. On s'en sert principalement pour éprouver l'exactitude des définitions (178).
Ce raisonnement est fondé sur le rapport qui existe entre deux jugements convertis (il 6). De là les règles suivantes .*