‹ Précis de logique élémentaireChapitre 25 sur 51 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Notion et division de la vérité et de la connaissance,

217. La vérité^ h parler rigoureusement, c'est raccord de l'intelligence avec son objet. Elle consiste donc proprement dans un rapport d'assimilation entre deux termes , entre un esprit et un objet à connaître.

218. Mais très-souvent , et spécialement dans la logique réelle, on donne le nom de vérité à cet objet méme^ à la chose avec laquelle notre esprit doit être d'accord pour connaître le vrai.

219. Or la vérité entendue ainsi se divise de différentes manières; elle se divise en particulier 1"* en vérité subjective où formelle, si l'objet à connaître n'est autre chose que nos idées considérées en elles-mêmes et dans leurs rapports mutuels , abstraction faite de la réalité des êtres qu'elles représentent , et en objective ou réeUe , si par l'objet à connaître on entend l'être même qui est représenté par notre idée , et qui doit être tel que notre idée le représente pour qu'elle soit vraie.

On distingue 2"* les vérités de principe et les vérités de coitséquenee. Par vérités de principe nous entendons non-seulement les premiers principes de la raison , mais aussi tout ce dont on peut déduire une autre vérité, tout ce qui réunit les conditions d'un véritable principe de démonstration. Nous appelons vérités de conséquence toutes celles qui s'établissent par le raisonnement.

5<> On doit surtout distinguer ici les vérités internes et externes^ suivant qu'elles sont quelque chose d'intérieur et d'identique à notre moi ou non.

Les vérités internes sont ou a) intérieurement'vues (nos pensées) ou 6) intérieurement senties (nos affections).

Les vérités externes sont de trois sortes : a) les objets perçus

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