‹ Précis de logique élémentaireChapitre 48 sur 51 · SOURCES ET REMÈDES DE NOS ERREURS · texte numérisé non relu

SOURCES ET REMÈDES DE NOS ERREURS

la paresse, ou /i) tout à fait positif dans la recherche des plaisirs des sens.

u) Le paresseux se trompe, parce qu'il ne se donne pas la peine de poursuivre les dernières cons(^quences des principes, ni d'étudier les choses avec lesquelles Tobjet de sa connaissance est en rapport, ni de les examiner par lui-même, et qu'il subordonne toutes ses facultés intellectuelles à la mémoire.

Remède : L'habitude de juger par soi-même , l'examen personnel , le doute raisonnable dans les limites tracées par les conditions même de connaître, en tout ce qui se conclut par déduction rationnelle. Nous ne regardons pas comme raisonnable ni le doute absolu des sceptiques, ni le doute cartésien^ que Bergier appelle avec raison destructif de toute science.

fi) La sensualité positive induit en erreur, parce qu'elle plonge l'esprit comme dans un cachot , où il manque de lumière pour voir le vrai et de liberté pour l'aimer.

Remède : Volonté inébranlable d'employer tous les moyens nécessaires pour se mettre au-dessus de ces abjectes passions.

•403. Ainsi, en résumé, la source de toutes nos erreurs est en nous-mêmes, et le remède consiste à sortir de soi-même, à s'élever au-dessus de soi-même et de ses inclinations vicieuses. Il est évident qu'il n'y a ni science ni art possible sans celle sérénité de l'esprit , sans cette élévation de Tàme. Or cette élévation n^est pas possible sans une sorte de grâce; cette grâce ne profile guère sans la libre coopération d'une droite et constante volonté, sans la pratique des bonnes mœurs; par conséquent les sciences et les mœurs, loin d'être hostiles les unes aux autres, se prêtent un secours mutuel, et trouvent toutes les deux leur sauve-garde et la règle sûre de leur perfectionnement dans les lois de l'Evangile.

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