NOMENCLATURE ARITHMETIQUE
30. — Les noms des dix premiers nombres correspondent aux noms des qualités du langage ordinaire (8); ceux des dizaines, des centaines, des mille, etc., correspondent aux noms des genres et s'étagent de telle sorte que chacun des supérieurs vaut par convention tacite dix fois celui qui lui est immédiatement
3 s LES CONDITIONS DL' UAISONNEMENÏ
inférieur. La désignation des nombres qui
embrassent un ou plusieurs de ces genres en coftiprend le nom auquel s'ajoute, s'il y alieu^ celui des unités de la première dizaine qui le complètent. Exemples :
genre unités qualitatives
quarante - cinq
genre supérieur et unités
genre inférieur qualitatives
cent vingt - six
genre genre genre unités
supérieur intermédiaire inférieur qualitatives
mille huit cent quarante - cinq, etc.^
Ici, comme pour la nomenclature générale ou le langage usuel, on est en présence d'un système de réduction des appellations indivi-
* Chaque genre est susceptible de recevoir, à titre de qualificatif multiplicateur (hait, par exemple, dans huit cents), Tun quelconque des nombres simples, de manière à figurer à Taide de ce développement du système tous les nombres qui s'intercalent entre un genre supérieur et un genre inférieur.
duelles fondé sur une méthode analogue, et qui consiste dans des combinaisons fournies par les éléments que les premières formes du langage mettaient à cet effet à la disposition de l'esprit humain.
La nomenclature spéciale des nombres, comme la nomenclature générale, est l'objet d un système significatif en sous-ordre. Pour celle-ci^ ce système consiste dans l'écriture proprement dite, et pour celle-là dans le système graphique appelé numération, dont les procédés sont en rapport, comme on le sait, avec l'ordonnance même de la numération parlée.