‹ Précis de logique évolutionniste: l'entendement dans ses rapports avee le langageChapitre 23 sur 79 · Le développement d'un même sujet · texte numérisé non relu

Le développement d'un même sujet

c'est-à-dire rindication détaillée de ce qui le concerne, nécessite souvent l'emploi d'une série de propositions grammaticalement indépendantes les unes des autres^ mais qui s'enchaînent logiquement, en ce sens qu'elles concourent à une même description. Il en est ainsi de celles qui composent un livre bien ordonné et dont on peut donner pour exemple l'exposé d'une science, l'histoire d'une nation, la biographie d'un personnage célèbre^ les récits imaginaires qu'on appelle romans et, en un mot, toutes les œuvres littéraires quels qu'en soient le genre et l'objet.

37 . — Au point de vue de la manière dont se présentent les faits qu'elles concernent, les propositions se subdivisent comme suit :

I** Les affirmatives qui décrivent ou constatent simplement un fait : « le soleil luit ».

Celles-ci se divisent à leur tour en descriptives relatives : « le soleil luit (en ce moment) » •, et en descriptives absolues ou de

LA PROPOSITION 5l

définition : wle soleil luit», c'est-à-dire a pour propriété de luire.

2^ Les dubitatives ou hypothétiques qui s'appliquent à des choses conditionnelles :

« le soleil luit si le ciel n'est pas couvert ».

3<* Les négatives dont l'objet est de démentir ce qu'établiraient les affirmatives : « le soleil ne luit pas».

4° Les interrogaiives destinées à solliciter la constatation ou la négatioi> de l'objet qu'elles concernent : « le soleil luit-il ? »

38. — On peut remarquer, à propos des compléments, que les verbes actifs sont ceux qui expriment une action considérée comme susceptible de difiPérents effets que le régime appelé direct a pour rôle d'indiquer. Exemples : «j'écris un livre; j'écris une lettre. » Les verbes neutres^ au contraire, sont ceux qui sont privés de régimes directs^ comme si l'action qu'ils expriment n'était pas susceptible de différents effets. Exemples : « le soleil brille; le cheval court; la femme gémit. »

Mais on ne saurait trop remarquer qu'il s'agit de simples habitudes du langage, et non de catégories que justifie l'analyse logique. Il suffit, pour s'en rendre compte^ de constater qu'avec les verbes neutres le régime indirect remplit le plus souvent les fonctions du régime direct des verbes actifs, en ce sens qu'il exprime la diversité des résultats de l'action marquée par le verbe. Exemples :

« le soleil brille d^un vif éclat ; le cheval court d'un trot léger; la femme gémit d'une manière douloureuse. » Ce qui revient à dire, avec une tournure active, pour cette dernière phrase : « la femme pousse des gémissements $louloureux. »

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