‹ Précis de logique évolutionniste: l'entendement dans ses rapports avee le langageChapitre 29 sur 79 · LES GENRES, LES ESPÈCES, ETC · texte numérisé non relu

LES GENRES, LES ESPÈCES, ETC

auprès du genre dont il s'écarte immédiatement^ le rôle de Tindividu auprès du genre quelconque auquel il se rattache; c'est-à-dire que toute variété ou espèce d'un genre en diffère par un ou plusieurs caractères particuliers. Seulement, dans les variétés, ces caractères, au lieu d'être propres àun seul individu, sont communs à tous les individus qui les composent.

Ces relations de l'individu à la variété et de la variété à l'espèce ou au genre ont servi de base, comme nous le savons déjà, à la dénomination propre qui distingue l'espèce du genre, la variété de l'espèce et du genre, et l'individu de la variété, de l'espèce et du genre'.

Le propre du genre * étant la ressemblance d'un groupe d'attributs communs à tous les individus qui le composent,ou la relation sous sa forme la plus générale (43), l'idée de genre s'est étendue à tous les groupes d'indi-

^ La répartition des choses individuelles entre les genres embrasse, en elTet, toute la nature et elle s'étend aux objets du règne minéral ainsi qu'aux phénomènes

fi6 LES CATÉGORIES LOGIQUES

vidus OU de phénomènes concrets ou abstraits, naturels ou artificiels, que rattache entre eux une relation quelconque.

transitoires, comme l'éclair, le tonnerre, etc., qui constituent, à côté des faits plus ou moins permanents, Tenchaînement fugitif des causes et des effets.

Non seulement les minéraux simples ou complexes constituent des genres et des espèces dont les dénominations scientifiques sont soumises aux mêmes règles qlie celles des genres et des individus du règne végétal et du règne animal, mais les substances élémentaires et tous les phénomènes physiques et chimiques qui en dépendent forment des genres caractérisés tout à la fois par la similitude des manifestations sensibles qui les distinguent et les dénominations génériques ou communes qu'ils ont revêtues.

Il va de soi que la série indéfinie des différentes sortes d'actions (le chant, la marche, la course, etc.), donne naissance à des genres analogues aux précédents, aux mêmes égards.

Enfin, les genres naturels embrassent encore toutes les parties caractérisées qui composent les minéraux, les plantes et les animaux, à partir de celles qui en constituent les éléments chimiques jusqu^aux formes organiques qui jouissent, au moins dans une certaine mesure, d'une organisation particulière et d'une vie propre, comme la chair ou la pulpe, les os ou les fibres, le sang ou la sève, les yeux, les oreilles, etc., les poils, les dents, les griffes, etc., etc.

Inutile d'ajouter que, pour toutes ces catégories, il y a lieu à des distinctions spécifiques ou individuelles, A côté des synthèses génériques»

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