LES SOPHISMES
105. — A côté des erreurs ou des idées fausses qui tiennent essentiellement au langage et aux ambiguïtés auxquelles il se prête, il en est d'autres dont il reste l'instrument^, mais qui dépendent plutôt de la raison raisonnante. Ces erreurs ont reçu le nom de sophismes.
Une partie des sophismes, ceux qu'on appelle formels, résultent précisément des ambiguïtés du langage dont il a été question aux chapitres précédents, et nous n'y reviendrons que pour rappeler qu'il suffît, pour les éviter, de définir soigneusement les termes qu'on emploie quand on raisonne.
l8o LES ERREURS LOGIQUES
Nous ne nous attarderons pas davantage aux sophismes dits d'induction. En se reportant aux chapitres que nous avons consacrés à Thypothèse, à l'analogie, etc., on se rendra compte des règles à suivre pour ne faire que des inductions légitimes, et des cas où il convient d'aboutir, soit à des conclusions absolues, soit seulement à des hypothèses plus ou moins probables.
Restent les sophismes matériels dont les principaux sont le sophisme de l'accident\ la pétition de principes"^ et V ignorance de la question^. Les discussions auxquelles le chapitre qui va suivre sera consacré nous fourniront l'occasion de donner des exemples de ces différentes sortes de raisonnements fautifs.
1 Conclusion j;cncralc tirée d'une circonstance particulière ou accidentelle.
2 Hypothèse, considérée comme principe démontré.
* Amphibologie qui donne le change sur l'objet en question.
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