‹ Précis de logique évolutionniste: l'entendement dans ses rapports avee le langageChapitre 74 sur 79 · I». R. II · texte numérisé non relu

I». R. II

lO'2 LES EHHEUKS LOGHjL'ES

Toutes ces raisons m'obligent à discuter avec lui les principaux points sur lesquels nous nous trouvons en désaccord. Et comme il a donné à son argumentation une forme logique très précise, je pourrai à propos de cette controverse tout à la fois emprunter à sa dialectique des exemples de raisonnements d'une rectitude douteuse*, et justifier mes théories par la critique des siennes.

I On excusera le caractère direct de cette polémique en rcilccliissant qu'entre des positions aussi dilTércntes les unes des autres que celles de M. Henry et les miennes, il n'y a pas de place pour des moyens termes : quoique nous cherchions Tun et Tautre la vérité, l'un des deux est dans Terreur. Bien entendu, je crois que c'est lui qui se trompe. Pourquoi ne le dirais-je pas nettement, puisque je suis dans la nécessité d^essayer de le faire voir?

II importe d'ailleurs, ne serait-ce que pour le bon renom de l'esprit français, que la question obscurcie à plaisir du caractère absolu des lois phonétiques soit enfin tirée au clair de ce côté-ci du Rhin. Au fond, il ne s*agit de rien moins que de l'application ou non au langag:e des théories évolutionnistes. Si les lois phonétiques sont absolues au sens où on l'entend, le problème de leur développement reste insoluble, et l'on a raison de nous interdire solennellement d'y toucher.

Je suis heureux toutefois de pouvoir ajouter que sur

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