LIGATURES DES ARTÈRES PRÉALABLEMENT COUPÉES EN TRAVERS
Les .'lèves devraient s'exercer, à l'amphithéâtre, à lier les artères •i la surface des moignons. Je n'en veux pour preuve que ce qui se passe dans |, s hôpitaux où ils servent d'aides lorsqu'un chirurgien lait une amputation.
Ilfaul le concours de deux personnes exercées pour faire cito,
tuto et jueundo : celle qui snisii Le bout de L'artère el le présente] celle qui jjette Lé fil, L'amène sur Le vaisseau et lie. Si La pince qui 1 saisi L'artère, quelquefois difficilement, pouvait l'attirer au dehors] la ligature serait facile; mais il n'en est rien, tout au pins peut-on amener l'artère au niveau des autres parties molles. Quoi qu'il en soit, le iil est jeté par-dessus la pince d'abord tenue dans l'ail du vaisseau, puis relevée perpendiculairement, ce qui l'ait glisser le; Iil jusqu'au delà des mors de L'instrument, pour peu que Le ligai tcur s'y emploie avec le bout de ses doigts. Il fait alors en dessous le premier demi-nœud qu'il enfonce profondément autour du vais! seau avant de le serrer, et termine à l'ordinaire (fig. 14). J'ai vu des aides ne pas savoir lier, cela se comprend, mais j'ai vu aussi des chirurgiens ne pas savoir présenter l'artère, ou tout au moins négliger de le l'aire, rendant ainsi la besogne de leur aide extrêmement difficile.
Seul, on peut étancher un moignon. « Une l'ois saisie avec cet) instrument (la pince à coulisse) que l'on abandonnerait à son propre poids, l'artère serait un peu allongée, rien ne gênerait; et libre de ses deux mains, l'opérateur pourrait seul l'aire aisément la ligature du vaisseau » (Ribes). Dans cette manière de faire fréquemment employée, on lie par-dessus au Lieu de lier par-dessous comme
Plo. 1 1. — Serrement du fil. — La pince qui tfeffl l'artère a ètfe relevée. Les chefs du iil oui été noues, enroulés et assujettis sur les derniers doigts. Los pouces reprochés dos à dos, en contact, sont fléchis brusquement dans leur articulation phti langieune.
AUTRES MOYENS D'OBLITÉRER LES ARTÈRES. 2b
lorsque le chirurgien lui-même tient la pince relevée; il faut veiller à ce que le poids de l'instrument n'arrache pas l'artère.
Mais lorsqu'il est impossible d'isoler le bout du vaisseau, de l'attirer légèrement avec la pince, OU bien on laisse celle-ci en place, ou bien on recourt au tenaculum avec lequel on embroche l'artère cl les tissus voisins pour l'aire, en définitive, une ligature médiate. Il arrive trop souvent qu'aussitôt l'instrument retiré, le lil glisse et tombe. J'ai vu Huguier éviter cet inconvénient en laissant, le ténaculum à demeure; seulement, au lieu de l'instrument ordinaire, il se servait d'une simple épingle courbée en hameçon, d'abord montée sur mie pince, puis abandonnée dans la plaie, un lil à la tête, une boulette de cire jaune sur la pointe.