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MÉTHODE ELLIPTIQUE

toujours rejetée sur le côté, mais plus ou moins, suivant que l'obliquité de l'ellipse est plus ou moins grande.

Il faut donc absolument distinguer, au point de vue du résultat

Fig. 10G. — Incision elliptique peu oblique.

Fig. 107. — Résultat de l'incision elliptique peu oblique.

définitif, Y incision elliptique peu oblique (fig. 106 et 107) qui donne une cicatrice, non pas médiane, il est vrai, mais terminale, de

Fig. 108. — Incision elliptique très oblique.

Fig. 109. — Résultat de l'incision elliptique très oblique.

Y incision elliptique très oblique (fig. 108 et 109) qui, en somme, crée un lambeau unique dont la cicatrice est purement latérale.

Il est bien vrai que Soupart, le premier, a publié, en 1847, à Bruxelles, un mémoire sur l'amputation elliptique; mais il esl vrai aussi que le chirurgien belge a plus souvent proposé des procédés à lambeau unique, cutané et arrondi, ce qu'il appelle la

MTIIODE ELLIPTIQUE.

coupe oblique coudée, que de véritables incisions elliptiques, ou coupes obliques droites (fig. 110).

?I6. 110. — Près du genou: coupe elliptique droite; tous lès points de la courbe sont dans le même plan. — Plus Las :

coupe elliptique coudée.

Fig. 111. — Près du genou : incision losangique à lambeau antérieur. — Plus bas : incision losangique à lambeau postérieur.

De sorte que, si nous ne nous trompons, il faut attribuer à Marcellin Duval une forte part du mérite réel qu'il y eut \\ vulgariser la méthode elliptiqtie telle qu'elle se pratique actuellement.

174 MÉTHODE OVALA1KE.

Autour du membre; une ellipse est tracée, plus ou moins oblique, suivant la région. Le couteau engagé sous le membre coupe en tirant, suivant le tracé, et fait une reprise par-dessus comme pour l'incision circulaire. — La peau est mobilisée, disséquée, relevée en manchette au besoin. — Les chairs sont attaquées à plein tranchant, de dehors en dedans, tout autour des os, ou bien, au contraire, sont taillées par transfixion du côté qui formera lambeau, ou encore soigneusement détachées des os, de ce même côté.

En définitive, on obtient un lambeau arrondi et convexe reçu, après flexion, dans la partie concave de l'incision.

A côté de l'incision elliptique, il faut placer Yincision oblique de Blasius (1858), ce que Soupart a appelé le mode losangique

(%. ni).

Si l'on fait, d'un côté du membre, et en deux coups de couteau, un Y renversé (A) ; puis, du côté opposé et continuant les premières incisions, un V droit; ou bien, si l'on coupe obliquement et successivement de chaque côté du membre, ayant soin de réunir les deux incisions à angle aigu, on obtient un lambeau triangulaire que l'on peut replier dans un sinus dont l'ouverture est juste ce qu'il faut pour une adaptation exacte.

Chaque fois que la surface de section qu'il s'agit de couvrir avec un lambeau est triangulaire, le lambeau doit être triangulaire aussi et, par conséquent, l'ensemble de la plaie losangique.

C'est à Scoutetten (1827) que nous devons le nom et la généralisation de la méthode ovalaire. Avant lui, Langenbeck le vieux (Bibliothek, 1807) pour les métacarpiens; Guthrie (1815) pour l'épaule; et peut-être Abernethy pour la hanche, avaient décrit et appliqué des procédés qui donnaient, en fin de compte, une coupe ayant la forme d'un triangle isocèle arrondi à la base, d'un ovale à petite extrémité pointue comme l'angle d'un V renversé (A), d'une poire sans queue.

Telle qu'on la pratiquait il y a quarante ans, l'incision ovalaire se faisait dans un plan unique, oblique relativement au membre. Ainsi, pour désarticuler un doigt, le bistouri porté sur le dos do

METHODE OVALA1KE.

la tète métacarpienne, incisait en ligne droite, de chaque côté de la base de la grande phalange, dans la direction du pli digito-palmairc où les deux incisions latérales se réunissaient (fig. 112, annulaire). L'articulation largement découverte se laissait traverser facilement; mais il ri y avait pas de lambeaux latéraux pour couvrir la tète métacarpienne.

Pour remédier à ce grave défaut, Malgaigne, en 1857, établit, comme règle générale, qu'il fallait faire l'incision beaucoup moins

Fir,. 112. — Sur l'annulaire : incision ovalairé primitive; sur le médius : incision en raquette.

Fig. 113. — Sur l'annulaire : incision en croupière ; sur le médius : incision en ±.

oblique, tenir la petite extrémité de l'ovale au-dessous de l'articulation, mais la prolonger sous forme de fente longitudinale qui, sans perle de substance, donnerait toute la commodité nécessaire à la désarticulation. Avec cette modification, l'ensemble de l'incision ressemblait à une poire à queue, à une raquette à jouer au volant, d'où le nom d'incision en raquette (fig. 112, médius). Quelques auteurs, ne considérant qu'une partie de l'incision, l'ont nommée en Y renversé; on pourrait l'appeler également lambdoïde (A),

Pour moi, je dirais volontiers incision en croupière; car, pour obtenir un beau résultat il faut courber les branches latérales de l'incision, afin qu'elles embrassent la racine du membre connue

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