‹ Précis de manuel opératoireChapitre 54 sur 117 · DÉSARTICULATION DU PREMIER MÉTATARSIEN · texte numérisé non relu

DÉSARTICULATION DU PREMIER MÉTATARSIEN

bord externe, attitude de figure 526, tous tenez le métatarsien de la main gauche et, pour le moment, tous ne cherchez à le luxer en aucun sens ; l'aide, avec son crochet, relève la peau qui coiffe l'articulation et votre index sent le tubercule.

Sur le tubercule vous appliquez le plat de la pointe en inclinant le tranchant en arrière et en dehors : la lame glisse d'avant en arrière sur la pente métatarsienne du fossé articulaire, et le tranchant arrêté par le versant opposé, tombe forcément dans l'articulation. Sans retirer le bistouri, vous coupez d'abord le ligament plantaire, puis, successivement, les ligaments interne (tendon du jambier antérieur) et supérieur. Mais au moment où votre lame engagée dans l'article va diviser, en sortant, le ligament externe, vous revenez au bout du pied ; vous tirez et tordez le métatarsien en dedans, afin de faire place à l'instrument qui, ramené vers les orteils, doit éviter de blesser l'artère pédieuse. Continuant, à l'aide de l'orteil redressé et empoigné, à tordre le métatarsien en dedans et à l'abaisser, vous dégagez l'insertion du tendon long péronier, que vous coupez avec l'extrême pointe, au fond de la plaie.

Remarques. — U n'est point indispensable de recourber la queue de la raquette pour dégager la base du premier métatarsien. On en vient à bout en prolongeant simplement la partie dorsale longitudinale de l'incision sur le cunéiforme, à 2 centimètres en arrière de l'articulation. Celui qui s'aviserait de placer la queue de la raquette le long du bord interne de l'os, se créerait de grandes difficultés pour atteindre les fibres du ligament externe et le tendon long péronier.

J'ai conseillé de séparer les chairs des os, en tenant le bistouri comme une plume et par une série d'incisions allant d'un bout à l'autre de la plaie, se dirigeant toujours de l'orteil vers le talon. C'est le moyen sur de bien dénuder les os, de respecter les vaisseaux, de ne pas hacher les muscles et de ne pas laisser les sésamoïdes dans les chairs.

Cette manière de faire exige que, pour le pied gauche, l'opérateur se mette en dehors et opère par-dessus, ce qui se fait aisément.

Quoique le pied ne se renverse pas aussi facilement en dedans qu'en dehors, on peut dénuder le cinquième métatarsien comme le premier, c'est-à-dire en se mettant : en dehors du pied gauche, cela va de soi; et, ad libitum, en dehors ou en dedans du pied droit. Je sais bien que dans cette dernière position (en dedans du pied droit), on ne peut pas voir facilement sous la face plantaire de l'os sans baisser la tête ; mais le doigt gauche, à chaque instant promené au fond de la plaie, y voit clair pour les Faradeit, 3° Knmr»-. ■ 29

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