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BRONCHITE CAPILLAIRE. BROXCHO-PNEUMONIES

méconnue quand elle est latente ou quand les symptômes généraux et fonctionnels sont masqués par ceux de la maladie primitive. La dyspnée, une auscultation attentive la décèlent le plus souvent.

Dans les formes avérées les causes d'erreur sont nombreuses.

La bronchite capillaire se distingue de la bronchite aiguë simple par l'intensité des symptômes fonctionnels et généraux, ainsi que par les signe physiques; des affections laryngées aiguës, qui s'accompagnent de dyspnée et de tirage par les caractères de la voix et de la toux et par l'auscultation.

La congestion pulmonaire, qui est fréquente au cours d'une bronchite aigu«' simple (p. 367), ne s'accompagne pas de dyspnée aussi vive ; d'ailleurs le souffle est doux et disparaît rapidement.

La congestion pulmonaire à forme de pneumonie et \r pneumonie lobaire ont leurs caractères propres (p. 390 et p. 394).

L'accès d'asthme peut être confondu avec une bronchite capillaire ou avec un début de broncho-pneiimonie; mais un certain nombre de caractères différencient ces deux affections (p. 482).

La tuberculose pulmonaire et la pleurésie purulente simulent surtout les broncho-pneumonies subaigutis et prolongées (p. 417 et p. 442;.

Prophylaxie. — Elle doit être individuelle et collective.

a) Individuelle, elle est réalisée par le traitement des affections susceptibles de se compliquer d'infections des voies respiratoires et de la bronchite qui précède habituellement la broncho-pneumonie (p. 367) ; en particulier elle comporte l'antisepsie du nez et du naso-pharynx, points de départ fréquents de ces infections (p. 61).

b) Collective, elle a pour but d'éviter la contagion des infections des voies respiratoires. 11 faut isoler autant que possible les enfants atteints de broncho-pneumonies dans des chambres séparées ou dans des boxes, assurer l'aération des salles, exiger du personnel des précautions minutieuses (changement de blouse, lavage des mains, etc.).

Si la mère ou la nourrice sont atteintes de coryza, de trachéo-bronchite, etc., elles n'approchent l'enfant qu'après s'être recouvert le visage d'un masque de mousseline suffisamment épais.

B. Traitement. — L'enfant est couché dans une pièce bien

aérée, à la température de 16** à 18°, ensoleillée; on t'ait. évaporer de Feaii pour humidifier l'air. On prescrit du lait, du bouillon, des tisanes, suivant l'âge.

On assure la propreté de la peau et on fait l'antisepsie du nez, du pharynx, de la bouche et des oreilles. On enveloppe les memlDres inférieurs d'ouate hydrophile.

On prescrit des révulsifs : ventouses sèches et au besoin scarifiées, s'il y a des phénomènes congestifs intenses, ou cataplasmes sinapisés. Il ne faut pas en abuser et mieux vaut s'adresser à l'hydrothérapie.

L'hydrothérapie est indiquée non seulement contre la fièvre, mais encore à titre de révulsif, de stimulant et de sédatif du système nerveux. Ses modes d'application sont variés : enveloppements du thorax dans des compresses imbibées d'eau fraîche, renouvelées toutes les heures ou toutes les deux heures ; enveloppements du corps dans le drap mouillé frais ou chaud, s'il s'agit d'un tout petit ou d'un bébé affaibli, appliqué toutes les trois ou quatre heures pendant une demi-heure ; bains chauds (Renaut), tièdes, frais, rarement froids, les premiers indiqués surtout dans les formes catarrhales, peu fébriles, les derniers dans les formes suffocantes ou hyperthermiques, de cinq à dix minutes de durée toutes les trois ou quatre heures. Pour le choix de ces médications, on se règle sur l'âge de l'enfant, sur sa résistance, sur l'intensité de la fièvre et des troubles fonctionnels, sur ses réactions.

Les vomitifs (ipéca), qui peuvent avoir leurs indications dans la bronchite du début (p. 368) pour éviter la bronchopneumonie, sont dangereux, quand celle-ci est déclarée, car ils dépriment les forces du petit malade.

Les purgatifs, proposés dans un but de dérivation intestinale, ne sont prescrits que pour assurer l'évacuation de l'intestin.

Contre la dyspnée et la cyanose, on emploie les inhalations répétées d'oxygène à haute dose, 8 à 10 litres toutes les 2 ou 3 heures (Dumas). On prescrit, pour faciliter Vexpulsion des sécrétions bronchiques, le benzoate de soude, l'oxyde blanc d'antimoine; contre Yinfeciion, l'argent colloïdal; si la température est très élevée, de petites doses de quinine ou de pyramidon.

Souvent il est nécessaire de donner des stimulants : alcool, quinquina, café, acétate d'ammoniaque, sirop d'éther, etc.

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