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PARALYSIE GÉNÉRALE

sur la localisation des symptômes, sur la lenteur de révolution.

2° D. du siège de la tumeur. — Il se fait d'après les symptômes en rapport avec la localisation. Il est rendu particulièrement difficile par les phénomènes d'excitation à distance qui peuvent se produire. Les paralysies localisées ont seules, à ce point de vue, une valeur absolue.

3'^ D. de la nature de la tumeur. — Il est toujours difficile. Les commémoratifs et les symptômes constatés dans d'autres organes permettent de reconnaître la tu])erculose ou la syphilis.

Le diagnostic peut être éclairé par la radiographie et par la ponction lombaire. Le liquide céphalo-rachidien a généralement une tension élevée et ne contient que peu ou pas de leucocytes. Au cas de tubercules, il peut être riche en lymphocytes et même contenir le bacille de Koch ; mais alors il y a coexistence de granulations méningées ou de méningite tuberculeuse, qui expliquent les réactions méningées (Nobécourt et R. Voisin). La ponction lombaire doit être faite avec précautions, le malade étant couché pour éviter la décompression brusque du cerveau.

Traitement. — A. Médical. — Il est parfois carafif quand, au cas de syphilis, on prescrit le traitement spécifique. Le plus souvent il est purement sympiomatique (antipyrine, bromures, chloral, opium, etc.).

La ponction lombaire diminue la pression du liquide céphalorachidien et soulage le malade.

B. Chirurgical. — On pratique la trépanation, qui agit dans le môme sens que la iwnction lombaire, Vablation de la tumeur, quand elle est superficielle et quand il ne s'agit ni de tuberculose ni de syphilis.

VIL — Paralysie générale.

Bien qu'elle puisse s'observer dans le jeune âge, la paralysie générale est surtout une maladie de l'adulte. D'après Moussons, elle serait plus fréquente qu'on ne le pense, si on lui rattachait, contrairement à Topinion de Bourneville, nombre de faits étiquetés méningo-encéphalites chroniques.

Étiologie- — La paralysie générale n'existe pas avant t) ans et se rencontre surtout de 10 à 15 ans : sur 40 cas relevés par

Nobécourt. — Précis de médecine des enfants. 51

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Moussous (1904), 5 ont été observés avant 40 ans, 35 de 10 à 15 ans. Elle frappe également filles et garçons.

Dans les circonstances étiologiques, il faut relever :

1° L'hérédité nerveuse et arthritique : hérédité siiiiilaire (quelques faits de paralysie générale et de tabès chez les ascendants ou chez plusieurs frères et sœurs) et hérédité de transformation (névroses, vésanies, alcoolisme, manifestations arthritiques chez les parents) ;

"2" La syphilis exceptionnellement acquise, habituellement héréditaire : existence de la syphilis chez les ascendants, pluri-mortalité des enfants, stigmates hérédo-syphilitiques, réaction de Bordet-Wassermann, etc.

Anatomie pathologique. — Les lésions sont les lésions habituelles de la périencéphalo-méningite chronique diffuse.

Symptômes. — 11 n'y a pas lieu de distinguer, comme on l'a fait, une forme infantile et une forme juvénile, dont les symptômes se confondent (Moussous). Dans le jeune âge, la maladie revêt certaines particularités.

A la période prodromique on ne rencontre pas les conceptions délirantes (délire des grandeurs, délire de persécution, etc.), si caractéristiques chez Tadulte. On observe des modifications du caractère et de Vintelligence ; l'enfant devient taciturne, inattenlif; il perd la mémoire; a de la céphalalgie, de l'insomnie. Parfois le début est brusque, par une attaque épileptifornie ou apoplcctiforme.

A la période d'état, les troubles psychiques consistent en une démence simple, progressive, avec perte de la mémoire des faits i-écents et des lieux, qui aboutit à la déchéance intellectuelle complète, sans phénomènes d'excitation. Les signes somatiques peuvent être tous ceux observés chez l'adulte : troubles de la mo/i^i/é (diminution de la force musculaire, incertitude de la marche, incoordination motrice, tremblement des muscles de la face, des lèvres, de la langue, troubles de la parole et de l'écriture) ; troubles des réflexes, qui sont généralement exagérés; troubles oculaires (inégalité et déformation pupillaire, myosis ou mydriase, paresse des réflexes pupillaires, etc.); troubles de la sensibilité diUïc'ûement appréciables ; vertiges, attaques apoplectiformes ou épileptiformes, etc.

h'arrêt du développement physique, le non-développement des organes sexuels sont spt'ciaux à l'enfance.

Terminaison. — La paralysie générale de l'enfant a une évo-

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