COMPRESSIONS DE LA MOELLE
santés sont liées au mal de Pott de la région cervicale supérieure ou mal de Pott sous-occipital.
Mal de Pott sous-occipital. — Les douleurs siègent dans la nuque, au cou, aux épaules. Elles s'accompagnent de contractures des muscles de la nuque, qui immobilisent la tèie (torticolis). Puis apparaît une paralysie flasque des membres supérieurs accompagnée souvent d'atrophie musculaire et plus tard une paraplégie spasmodique des membres inférieurs, en général légère. Souvent des phénomènes bulbaires surviennent, qui font la gravité de cette localisation : pouls lent avec attaques syncopales et épileptiformes, troubles de la phonation, de la mastication, de la déglutition, accès de suffocation, etc.
Pronostic. — Les troubles moteurs peuvent rester légers et gêner à peine la marche. La paraplégie spasmodique aggrave le pronostic du mal de Pott en immobilisant le malade, en l'exposant aux escarres, à la rétention d'urine et à leurs complications. La paraplégie cervicale peut causer la mort subite.
Cependant les paraplégies pottiques, y compris les paraplégies cervicales, sont curables même après plusieurs années (Charcot).
Diagnostic. — Au début les pseudo-névralgies peuvent être prises pour des névralgies vraies. Mais ces dernières sont exceptionnelles chezlenfant; d'ailleurs les points douloureux de Valleix sont moins nets, la diffusion des douleurs est plus grande, l^s douleurs sont bilatérales. L'existence de ces douleurs peut niême mettre sur la voie du diagnostic de mal de Pott au début.
A la période de la paraplégie spasmodique, le diagnostic s'impose généralement chez l'enfant, où les déformations rachidiennes sont habituelles. On ne confond pas la paraplégie pottique avec la maladie de Little, avec la sclérose en plaques, etc.
Traitement. — C'est celui du mal de Pott. Rarement se posent les indications d'une intervention chirurgicale : trépanation, laminectomie, etc.