‹ Precis de medecine des enfantsChapitre 237 sur 277 · CONVULSIONS · texte numérisé non relu

CONVULSIONS

-2" des convulsions symptomatiques d'une infection, d'une intoxication ou d'une lésion cViin onjane quelconque; 3" des convulsions dites primitives, idiopathiques, essentielles. Au nombre de ces dernières sont les crises convulsives de Vépilepsie et de Yhystérie, qui constituent des symptômes de ces affections, et les convulsions essentielles de V enfance (Rilliet et Barthez, Trousseau, etc.), sur la nature desquelles on discute. La dénomination de convulsions essentielles porte d'ailleurs à la critique, car le plus souvent on trouve une cause provocatrice, et il est difficile de les différencier nettement des convulsions symptomatiques du deuxième groupe.

Dans ce chapitre, je m'occupe des convulsions desdeuxiènie et troisième groupes, hystérie et épilepsie exceptées.

Étiologie. — Les convulsions, telles que je viens de les délimiter, sont spéciales à l'enfance : exceptionnelles avant 1 mois, elles apparaissent le plus souvent dans les premières années et ne se rencontrent plus après 6 ou 7 ans. Vâge constitue donc une prédisposition manifeste ; chez l'enfant les convulsions tiennent la place du frisson et du délire chez l'adulte. Cette prédisposition tient à la grande excitabilité des nerfs périphériques et à la grande activité des phénomènes réflexes, conséquence du développement incomplet des centres modérateurs de la moelle.

A côté de cette prédisposition générale il existe des prédispositions individuelles. Celles-ci sont héréditaires : hérédité directe (convulsions chez un des parents et chez les enfants, chez plusieurs frères et sœurs) ; hérédité de transformation (hystérie, épilepsie, alcoolisme, syphilis, etc., chez les parents), — ou acquises : débflitation du système nerveux due à la naissance avant terme, aux troubles digestifs, au rachitisme, au sevrage prématuré; exaltation nerveuse entretenue })ar le travail intellectuel précoce, etc.

Causes déterminantes. — Sur un tel terrain, les convulsions peuvent apparaître sans cause appréciable ou à l'occasion d'une colère, d'une émotion ; les rapports de ces convulsions dites essentielles avec l'épilepsie sont encore mal élucidés ; celles qui se montrent après 5 ou 6 ans sont d^. l'épilepsie (Trousseau). Plus souvent elles sont provoquées par une action réflexe, une infection ou une intoxication, conditions qu'il n'est pas toujours facile de mettre en évidence.

Les principales causes provocatrices de convulsions sont les suivantes : travail de la dentition, dont le rôle a été très

exagéré (p. 46), vers intestinaux (p. 267), corps étrangers de l'oreille, du nez, calculs rénaux et vésicaux, brûlures, vésicatoires\ piqûre cV épingle, etc.; — maladies infectieuses à début brusque et à hyperthermie : pneumonie (p. 399), bronchopneumonie, scarlatine, variole, etc. ; — affections gastro-intestinales (p. 142), colites (p. 226), constipation ('p. 204); — coqueluche avec quintes violentes (p. 472) ; — intoxications : usage du café, du thé, de l'alcool par la nourrice ou par l'enfant lui-même ; intoxications médicamenteuses (opium, belladone, santonine, etc.).

Une cause importante est Vasphyxie terminale des maladies des voies respiratoires .

Nous avons vu enfin que les convulsions peuvent être dues à la tétanie (p. 833).

Symptômes. — Les convulsions débutent d'une façon brusque. Elles sont généralisées ou partielles.

1° Convulsions généralisées. — La face pâlit, la tète se renverse en arrière, le corps et les membres se raidissent en extension, les yeux se convulsent en haut, les pupilles se contractent, les mâchoires sont serrées (phase tonique). Après quelques secondes, apparaissent des convulsions clo nique s de la. face, puis du cou, des membres, rarement du tronc, prédominant généralement d'un côté. Pendant ce temps, la perte de la sensibilité et de la conscience est complète, la respiration est fréquente, la face est pâle et cyanosée. Au bout de quelques minutes, les phénomènes s'atténuent et cessent.

2° Convulsions partielles. — Elles se localisent principalement à la face et au membre supérieur et se caractérisent par le renversement des globes oculaires, la contraction des commissures buccales, des secousses dans les bras. Il y a perte de connaissance comme dans les convulsions généralisées; parfois celle-ci constitue tout le phénomène.

Enfin, soit avec les convulsions généralisées ou partielles, soit isolément, il peut y avoir des convulsions internes ou spasme de la glotte (p. 359).

Marche. Terminaisons. —Vaccès co/)i'u/si/ peut rester unique; d'autres fois les accès se répètent à intervalles de quelques minutes à quelques heures, pendant 12, 24, 48 heures et réalisent Vattaque convulsive.

L'accès ou l'attaque convulsive se terminent habituellem.ent par la guérison. Cependant la mort peut survenir, soit brusquement (p. 360) par spasme glottique, soit progressi-

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