‹ Precis de medecine des enfantsChapitre 238 sur 277 · ÉPILEPSIE · texte numérisé non relu

ÉPILEPSIE

vement par asphyxie progressive ou par troubles cardiaques. A la suite des convulsions apparaissent parfois des troubles intellectuels, des paralysies, des contractures passagères ou définitives (strabisme, hémiplégie, diplégie), relevant soit de l'affection causale, soit des lésions dont elles constituent un symptôme, soit des lésions dues aux convulsions (œdème, hémorragie cérébrale, etc.).

Ultérieurement les enfants peuvent devenir des épilep tiques ; le fait est relativement rare, bien qu'on rencontre fréquemment des convulsions dans les antécédents de ces derniers (p. 84-2). Pour certains auteurs, les convulsions sont une manifestation de l'épilepsie.

Pronostic. — Il dépend de Vintensité des convulsions et de leurs causes, aussi bien immédiatement que dans l'avenir.

Diagnostic. — L'existence des convulsions est généralement facile à reconnaître ; cependant les convulsions partielles peuvent être méconnues.

V attaque d'épilepsie présente descaractèresdifférents(p. 844). Ce qu'il importe, c'est d'établir les causes par la recherche des diverses conditions étiologiques et des symptômes associés, qui ressortissent à chacune d'elles.

La ponction lombaire donne de précieux renseignements pour reconnaître les convulsions dues soit à une hémorragie méningée (p. 766), soit à une méningite aiguë (p. 758) ou tuberculeuse (p. 737).

Traitement. — Au moment d'une crise convulsive, l'enfant est déshabillé, couché la tête un peu haute; on le flagelle avec un linge mouillé; on lui fait inhaler quelques gouttes d'éther ou de chloroforme ; on lui donne des bains tièdes prolongés; on prescrit du chloral, du bromure, de l'antipyrine. S'il survient du spasme de la glotte, on se comporte comme il a été dit (p. 361).

La crise passée, on prescrit le repos et le calme, Vhydrotfiérapie (bains tièdes, enveloppement dans un drap mouillé d'eau fraîche, affusions tièdes), au besoin les bromures, et surtout ou institue un traitement étiologique.

Page 1