‹ Precis de medecine des enfantsChapitre 52 sur 277 · IN · texte numérisé non relu

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Fig. 27. — Affection gastro-intestinale aiguë chez un enfant de 6 mois à l'allaitement artificiel depuis l'âge de 4 mois. — Diète hydrique, eau de riz, babeurre. — Fièvre de babeurre.

ristique, le régime féculent et farineux est indiqué : bouillon de légumes, bouillies au bouillon de légume, bouillies imaltosées à l'eau. Plus tard oni ajoute du lait écrémé, du babeurre, des bouillies de babeurre, des bouillies maltosées, du yoghourt, du Petit Suisse.

En règle générale, la manière d'utiliser les aliments joue un grand réle : on prescrit d'aboyd de faibles doses die l'aliment choisi, puison ne les augmente que peu à peu.

La reprise, trop précoce ou trop rapide de l'alimentation pe^t provoquer la réapparition des symptômes digestifs, (Je la fièvre, etc. Le babeurre provoque souvent un raouvesnenL

AFFECTIOXS GASTRO-INTESTIXALES DES XOURRISSONS 163

fébrile passager, la Jievre de babeurre (fig. 27), attribuée à lalbiimine, au sucre (fièvre de sucre), mais due plutôt à une recrudescence des troubles digestifs.

La lecture des figures indique comment on peut réaliser la progression de l'aliinentation.

i° Traitement de certains ^symptômes et des complications. — Les coliques sont traitées par l'application sur labdomen de conipres>>es chaudes et humides ou de cataplasme? de farine de lin.

La fièvre, combattue par les bcdus, peut l'être accessoirement par la quiuine, Vanlipyrine, le pyramidon.

La dépression des forces, la tendance au collapsus nécessitent des injections de sérum artiJicieL de caJ'ciNe. de sérarn miféiné, d'huile camphrée .La. csiï'éine est contre-indiquée quand il y a de l'excitation cérébrale.

Les complications diverses, méningées, broncho-pulmonaires, etc., comportent leur traitement habituel.

B. Traitkmrnt des formes cliniques. — V' Formes aiguès légères. — On prescrit la diète hydrique, un punjatif, des lavages de l'intesliu, à moins de diarrhée abondante. Puis, dès que les selles sont meilleures, généralement après \2 ou 24 heures, on commence prudemment la réalimentation. Dang les formes franchement diarrhéiques, on donne ù doses progressives soit du lait de femme, soit du lait coupé, soit du babeurre puis du lait, et on revient en quelques jours à lalimentation normale pour l'âge de l'enfant (fig. 26). Quand les selles sont peu liquides et fétides, quand les phénomènes aigus ont été précédés d'une période de constipation, oa conseille du bouillon de léguuies et des bouillies au bouillon de légumes, que l'on remplace le plus tôt possible, surtoutchez Les jeunes nourrissons, par le babeurre et les bouillies de babeurre. Si la diarrhée persiste, on a recours aux divers aliments albuminoïdes indiqués plus haut, on donne les alcalins, le benzonaphtol, le bismuth, le tannigène. S'il y a tendance à la constipation, on prescrit des farineux et des laxatifs.

2" Formes fébriles. — Le début du traitement est le même: diète hydrique, purgatif, lavages de l'intestin, au besoin lavages d'estomac. On prescrit, de plus, l'acide lactique, les compresses humides et chaudes sur l'abdomen, les baitis Uèdes et au besoin des injections de sérum artificiel ou le goutte à goutte rectal.

i64 MALADIES GASTRO-INTESTINALES

Comme l'affection est plus grave, il est parfois nécessaire de prolonger la diète hydrique pendant 2 ou 3 jours : on peut, dans sa dernière phase, la réaliser par Veau d'orge ou Veau de riz.

La réalimentation est souvent difficile. Il est en général prudent de ne pas donner le lait d'emblée, mais de prescrire d'abord, suivant les indications formulées plus haut, soit de l'eau albumineuse, du bouillon de poulet, du babeurre (fig. 27), soit du bouillon d^ légumes, etc.

Quand on cesse la diète hydrique, on remplace l'acide lactique par les médicaments déjà indiqués.

Si \'d fièvrese prolonge, on donne de la quinine, du pyramidon ou de l'antipyrine.

S'il se produit des rechutes, on prescrit à nouveau la diète hydrique, etc. (fig. 21).

Si les troubles digestifs ne s'amendent pas, on se comporte comme il est dit à propos des formes subaiguës et chroniques.

3" Formes hypothermiques . — On prescrit la dièle hydrique : dans ces formes, les solutions salines ou l'eau sucrée sont particulièrement indiquées, de même que les boissons stimulantes, thé, café, vin de Champagne, rhum, etc.; on ordonne l'acide lactique, le lavage de l'intestin ou le goutte à goutte, quelquefois le lavage de l'estomac, les bains chauds, les injections sous-cutanées de sérum artificiel, au besoin môme de caféine ou d'huile camphrée. La morphine est préconisée par un certain nombre de médecins (Luton, Borde, etc.).

On réalimente l'enfant comme dans la forme précédente avec le babeurre, puis le lait ; le bouillon de poulet, la viande crue, le kéfir sont souvent indiqués, si la diarrhée persiste. Les astringents sont utiles en pareils cas.

4° Forme dysentérique. — La diète hydrique et les lavages de l'intestin sont indiqués au début, ainsi que généralement un purgatif (sulfate de soude ou huile de ricin, car le calomel n'est en général pas à conseiller). Il est d'ailleurs souvent utile de continuer les lavages de l'intestin et de donner quotidiennement, pendant un temps variable, ces mêmes médicaments à doses laxatives. Dans les formes prolongées, avec selles putrides, sanguinolentes, l'entéroclyse avec de l'eau oxygénée ou du peroxyde de magnésium donne de bons résultats.

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L'alimentation constitue souvent un problème très difficile à résoudre. On donne d'abord l'eau d'orge, l'eau de riz, l'eau panée, le bouillon de légumes, puis les bouillies à l'eau ou au bouillon de légumes de plus en plus épaisses, puis les panades, etc., et, quand l'amélioration est manifeste, des bouillies de babeurre, des bouillies maltosées, des bouillies au lait, etc.

3° Formes suhaiguës et chroniques. — Quand on voit l'enfant i)our la première fois, il est souvent sage de le purger et d'instituer momentanément, la diète hydrique; è plus forte raison le fait-on si l'enfant est en poussée aiguë.

Puis on règle minutieusement l'alimentation, suivant lage de l'enfant et la variété clinique de l'affection.

(t) Au-dessous de 8 mois. — On recherche les fautes d'hygiène alimentaires commises et on les supprime (réglementation des repas, rations alimentaires, etc.), on change de nourrice, ou substitue lallaitement naturel à l'allaitement artificiel ou quelquelois inversement, on prescrit l'allaitement mixte. Si ces moyens ne suffisent pas, on a recours au lait homogénéisé, au lait concentré, au lait sec, au régime hypersucré, au babeurre, au kéfir, aux bouillies maltosées, aux bouillies préparées avec du bouillon de légumes, en se conformant aux indications générales fournies plus haut. Dans certaines diarrhées tenaces, la viande crue est indiquée.

h Après 8 mois. — On institue une bonne hygiène alimentaire appropriée à l'âge de l'enfant. Si cela ne suffit pas, on a recours, suivant les cas, soit au lait et à ses dérivés, soit aux féculents et farineux.

Quelque soit l'âge, à l'alimentation, on associe, suivant les cas, les traitements symptomatiques des vomissements, de la constipation, de la diarrhée, de l'insuffisance des sécrétions digestives, de l'aijémie, etc., et une bonne hygiène générale,

II — Affections gastro-Intestinales de la moyenne et de la grande enfance.

^■rintestin sont intimement liées; chez les enfants plus grands, ^^■elles se différencient davantage et la différenciation est d'au- ^^Ktant plus nette que les sujets sont plus proches de la jeunesse.

pas toujours élucidée, ne sont pas sans analogie avec ceux que je viens de décrire chez les nourrissons; l'estomac et ïintestin y jouent chacun leur rôle; on peut les grouper sous la dénomination d' affections fjnsiro-intestinaJes de la moyenne et ^e la grande enfance. Ces affections sont aiguës ou chroniques.

A. — Affections gastro-iktestinales aiguës.

Les affections gastro-intestinales aiguës sont décrites habituellement, d'après leurs allures cliniques, sous les noms é'embarras (jastriqne simple, d'indigestion, d'embarras gastrique fébrile, d^ entérite aiguë simple, d^ gastro-entérite cholériforme, etc. Leur intensité varie depuis la simple indigestion jusqu'à certains états infectieuxquisimulent la fièvre typhoïde, mais se différencient nettement de cette dernière par l'absence de bacilles typhiques ou paratyphiques. Elles s'accompagnent de réactions anatomiques superficielles de la muqueuse gasiro-intestinale.

Étiologie. — Ces affections se rencontrent dans toute Fenfance ; elles y sont plus fréquentes qu'à l'âge adulte. Elles peuvent être secondaires ou primitiiv's.

i^ Secondaires ou symptomatiques. elles sont causées par Yappendicile ou par des maladies infectieuses : grippe, pneumonie, méningite cérébro-spinale ou tuberculeuse, tuberculose aiguë, fièvres éruptives, rhumatisme, etc. ; elles peuvent même constituer les premières manifestations de la fièvre typhoïde.

^l"" Primitives, elles relèvent parfois de causes appréciables : excès alimentaires : repas trop copieux, ingestion immodérée de sucreries, de fruits, de crudités, de boissons, etc. ; usage d'aliments avariés : viandes, crèmes, fruits, etc.; fatigue, coup de froid, excès de chaleur, exercices violents.

Souvent il est impossible de déceler aucun des facteurs précédents; l'affection revêt les allures d'une maladie infectieuse primitive. Ce sont là des faits peu connus dans leur essence. Dans certains cas, il s'agit de fièvres typhoïdes ouparaîyphoïdes légères. Dans beaucoup d'autres, les recherches bactériologiques sont négatives ou peu probantes : on a incriminé, comme agents pathogènes, en général sans preuves suffisantes, les colibacilles, l'entéroeoque et les streptocoques intestinaux, les Pi*oteus, etc. ; le B. botulinus mérite une place à part.

Dans rétiologie des alYections gastro-intestinales aiguës, un facteur important est constitué par le terrain sur lequel elles se développent. Elles apparaissent souvent chez des enfants qui ont eu, à la période de l'allaitement ou du sevrage, une alimentation défectueuse, ont souffert alors de troubles digestifs, sont porteurs de déformations racliitiques, chez des enfants gros mangeurs, gloutons, chez des enfants nourris avec des aliments de mauvaise qualité ou mal appropriés à leur âge. Beaucoup souffrent d'un état dyspeptique habituel.

Le genre de vie, la température extérieure interviennent également : les collégiens, au moment des périodes d'examen principalement, sont prédisposés à ces affections; la fréquence de ces maladies augmente au printemps et pendant l'été, au moment des chaleurs.

Somme toute, nous retrouvons ici, niutatis matandis, les mêmes facteurs étiologiques que pour les affections gastrointestinales aiguës des nourrissons.

Symptômes. — Les affections gastro-intestinales aigiiës se traduisent par des symptômes gastriques (nausées, vomissements, douleurs, langue saburrale), par des symptômes intestinaux ^coliques, diarrhée), par des pliénomènes généraux plus ©u moins intenses. Leur groupement réalise quelques types cliniques principaux, mal délimités et présentant entre eux plus d'un point commun : Vembarras gastrique simple, Yembarras gastrique fébrile, Ventérite aiguë simple, Isi gastro-entérite clioléri forme.

1° Embarras gastrique simple. Indigestion. — 2 ou 3 heures après le repas, l'enfant est pris de malaise, de douleurs épigasiriques, de nausées, de sueurs froides. Puis surviennent des vomissements, constitués par des aliments mal digérés, qui se répètent plus ou moins. A leur suite tout peut rentrer dans l'ordre; mais il n'est pas rare de voir persister un peu de malaise et apparaître dans les heures qui suivent l ou 2 selles diarrhéiques.

D'autres fois, les vomissements manquent ou sont insuffisants pour évacuer l'estomac. Alors apparaissent des coliques, une dioj^rhée fétide plus ou moins abondante, de \^ fièvre; la langue devient saburrale, la bouche pâteuse; il y a de l'anorexie; dans les selles, on retrouve les aliments mal digérés. Cet état persiste quelques jours et, en dehors des circonstances qui ont marqué le début, ne se distingue pas de l'eml)arras gastrique fébrile que je vais décrire.

Certains eni'ants prédisposés présentent parfois un étaV syncopcil avec petitesse du pouls et refroidissement des extrémités, des convulsions, du délire, de la dyspnée, de la cyanose, et, surtout quand les vomissements et la diarrhée sont abondants, un état analogue à Talgidité cholérique.

Enfin, des symptômes de colite aiguë peuvent apparaître,. 4 ou 5 jours après l'indigestion.

2'^ Embarras gastrique fébrile \ficvre catarrhnle gastro-intestinale {KiWiei, Barthez et Saiinéi, septicémie g n sir o -intestinale aiguë (Comby)]. — L'affeclio'n débute tantôt par une indigestion, tantôt comme une véritable infection. Dans ce cas, avec ou sans prodromes (anorexie, céphalalgie, malaise général, etc.), l'enfant est pris d'une Jièvre vive (39° à 40''), d& vomissemen/s alimentaires, puis muqueux et bilieux, de cep ^alalgie, de malaise. La langue est large, saburrale, l'haleine mauvaise; l'anorexie est complète, la soif vive. Il y a d'abord de la constipation, puis de la diarrhée. Les urines sont rares, hautes en couleur, quelquefois ■albumineuses. Parfois il y a du subictère, le foie est un peu tuméfié et douloureux.

La fièvre persiste pendant quelques jours, irrégulière dans sa courbe, oscillant entre 38° et 39° ; puis elle diminue et finit par disparaître. En même temps les différents symptômes s'amendent et la maladie évolue vers la guérison.

La durée varie de 2 à 15 jours. Quand la maladie dure plus de 7 ou 8 jours, on dit qu'il s'agit cVun embarras gastrique prolongé.

La convalescence est quelquefois assez longue ; elle peut être entrecoupée de poussées provoquées par le moindre écart de régime.

3° Entérite aiguë simple. — Après une période de 1 ou 2 jours, pendant laquelle l'enfant a de l'anorexie, une langue saburrale, un mouvement fébrile, quelquefois des vomissements, apparaissent des coliques plus ou moins vives et une diarrhée jaune ou verdâtre; les selles, d'odeur variable, contiennent des petits fragments du mucus coagulé, souvent des leucocytes et des hématies. La fièvre est nulle ou peu élevée. Les symptômes gastriques sont plus ou moins marqués. L'affection se termine en quelques jours ou persiste une ou 2 semaines.

4° Gastro-entérite cholériforme. — L'enfant est pris de vomissements alimentaires, puis bilieux et muqueux, répétés, de coliques, de diarrliée ; les selles sont fréquentes, d'abord

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fécales, fétides, puis bilieuses, séreuses, mousseuses. Le faciès ne larde pas à devenir cliolériforme. Généralement la température centrale est élevée, mais il y a tendance à la cyanose et au refroidissement des extrémités.

La guérison est possible ; cependant la mort en 2 ou 3 jours est une terminaison fréquente.

Pronostic. — Généralement bénin dans les 3 premières formes, le pronostic est particulièrement grave dans la dernière.

Diagnostic. — Au début, il faut penser à Vinvasion possible iCiine maladie infectieuse générale : grippe, pneumonie, scarlatine, variole, etc.; à V appendicite, qui se manifeste parfois comme une simple indigestion et que Ion méconnaît, si on nexamine pas systématiquement l'abdomen (p. 253).

Le diagnostic se pose surtout avec les yz^ire.s typhoïdes ei paratyphoï.des. Il n'est pas toujours possible cliniquement. La brusquerie du début, l'absence d'épistaxis et de taches rosées lenticulaires, la courbe thermique, etc., plaident plus en faveur de l'embarras gastrique que de la fièvre typhoïde. Mais ces caractères se rencontrent également dans les fièvres typhoïdes atténuées, fréquentes chez l'enfant. Le séro-diagnostic et l'hémoculture permettent seuls de les différencier^

Le diagnostic se pose encore avec certaines y/(H'/-es tuberculeuses analogues à la typho-bacillose ou dues à révolution d'une granuUe \formes gastriques de Marfan).

Traitement. — 11 comporte les mêmes indications générales que dans les affections analogues des nourrissons.

Au début, s'il y a lieu, on provoque ïévacuatiou de Vestoniar. et de Vintestin par un. vomitif (ipéca), qui peut être associé à un purgatif (ipéca et jalap ou scamnionée ;.

Généralement, on donne, comme purgatif, de l'huile de ricin, du sulfate de soude, une limonade ou une eau minérale purgatives. On le renouvelle suivant les indi^calions.

Contre les coliques, on fait sur l'abdomen des applications chaudes et au besoin on donne de Yopium.

On supprime d'abord toute alimentation et on ne donne que des boissons : eau bouillie, thé léger, tisanes de fleurs de tilleul ou de feuilles d'oranger, citronade.

Une fois l'estomac et l'intestin évacués, on réalimente l'enfant avec de l'eau d'orge ou de riz, de l'eau panée, du lait écrémé coupé d'eau de Vichy, du babeurre, du bouillon de légumes ou de poulet; puis on autorise les potages, les bouillies, etc.

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A ce moment il peut être utile de prescrire le bicarbonate de soude, le benzonaphlol, le bismuth, le tannigène, etc.

B. — Affec.ttons gastro-intestinales chroniques.

Les états morbides de ce groupe sont généralement décrits à propos de la dilatation de V estomac et de la dyspepsie gastrique chronique. Sans doute, celles-ci jouent un rôle importanl; en pathologie infantile et méritent une description spéciale (p. 188). Mais aux troubles gastriques s'associent souvent des troubles intestinaux, sans qu'il soit possible de faire dans leur production la part exacte de Testomac, de l'intestin et des glandes annexes du tube digestif. Les recherches modernes sur la solidarité des fonctions digestives en doaaient l'explication. Dans ces états pathologiques interviennent les troubles des sécrétions glandulaires, la mauvaise élaboration d«s aliments, les pullulations microbiennes; ces divers facteurs associent leurs actions.

Étiologie. — Les causes sont : d'une part, certaines prédispositions individuelles ; d'autre part, \es fautes d'hygiène alimentaire : irrégularité des repas, aliments de mauvaise qualité, abus du lait, des œufs, de la viande, ou au contraire des féculents et des farineux, etc. Assez souvent les troubles digestifs apparaissent soit chez des enfants suralimentés dans le but de les fortifier, en particulier chez les tuberculeux, soit chez des enfants atteints de colite muco-membraneuse, laissés trop longtemps à un régime féculent sévère.

Symptômes. — A la suite de phénomènes aigus, ou plus souvent d'une façon progressive, l'enfant perd l'appétit, a des digestions lentes et pénibles, parfois des vomissements, une langue saburrale, une haleine mauvaise. Puis apparaissent des modifications des selles, qui revêtent deu^x types principaux. Tantôt c'est une diarrhée d'intensité' variable : les selles sont mal liées ou franchement liquides, souvent fétides ; elles augmentent ou diminuent de nombre suivant l'alimentation. Tantôt c'est de la constipation : les évacuations sont rares; les matières sont dures ou pâteuses, fétides, et il n'est pas rare de voir se développer une colite muco-membraneuse. Assez souvent il y -a des coliques. Le ventre est en général peu modifié; parfois il est gros, météorisé, et son aspect peut même faire penser à l'existence d'une ascite Cillaria); assez souvent on provoque du clapotagestomacai.

HEMORRAGIES ET ULCERATIOXS GASTRO-IXTESTINALES 171

'Uamaigrissenient s'accuse et parfois même un véritable état cachectique se réalise. Assez souvent il y a de V albuminurie continue ou intermittente.

Certains ma!ades ont de temps en temps des poussées fébriles {fièvre de dujestion, fièvre alimentaire).

L'alfection, quand elle a atteint ce d^gré, persiste longtemps, même avec un traitement tipproprié. La tuberculose est une complication fréquente.

Diagnostic. — Le diagnostic est parfois délicat. La persistance des trpubles digestifs et le mauvais état général peuvent faire penser à la tuberculose intestinale ou péritonéale.

Traitement — Le traitement consiste avant tout dans une alimsntation appropriée. Les indications sont les mêmes que pour les affections gastro-intestinales des nourrissons (p. 157). Dans les formes diarrhéiques on donne du lait, du babeurre, du Kéfir n'' 2, de la viande crue ; plus tard des œufs, des bouillies, etc. Ouand il y a de la constipation, on institue le régime féculent et farineux.

Comnae médicaments on a recours, suivant les cas, soit aux alcalins et aux absorbants (bicarbonate de soude, carbonate le chaux, bismuth, tannigène, elc), soit aux laxatifs et aux stimulants de la sécrétion biliaire (suH'ate de soude, bicarbonate de soude, etc. i.

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