DE J, A SUBMERSION
La mort, dans tous ces cas, arrive, dit-on, par congestion cérébrale, par syncope, par asphyxie. Il faut tenir compte de la température de l’eau, de l’état des voies digestives (digestion commencée, ivresse), de 1 état moral de l’individu au moment où l’accident a eu lieu (frayeur, lutte, etc.).
La constitution du sujet, son âge, ont une grande importance. Haller, Buffon et I>. Bert ont montré la résistance des nouveau-nes a l’asphyxie. I>. Bert. l'explique par la différence de résistance vitale entre les éléments anatomiques a ces deux âges. De même, tous les sujets chez lesquels les phénomènes chimiques de la nutrition se font avec intensite résistent moins facilement. Les individus affaiblis par la maladm présentent, au contraire, une résistance relative.
Le. îecheiches de P. Bert ont encore montré que plus la température du liquide est élevée, moins les animaux ré- SKtent Pour Bergeron et Montano>, dans un grand nombre de cas de submersion, il se produit une syncope consécu! tive a 1 excitation des nerfs cutanés.
Signes généraux de la mort par submersion. - U
n existe pas de signes pathognomoniques de ce genre
° mH°rt’ mais. 011 Pcut être “rfain que, dans la plupart des cas, il sera possible de dire si la submersion a eu lieu pendant la vie ou après la mort. Il faudra
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avonS fait dans ,es chapitres précédenlS) rechercher
les lésions externes et les lésions internes a. Lésions exlernes. On a dit que les cadavres de noyés étaient particulièrement froids et pâles Si le ca dlvre csl P“ <« *emps sous l’J, ,f pea„ S
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Dictionnaire de Decha’mbre nar Tn ai'llclu Submersion du (Paris, 1884). ecllamt)re. Par Tourdes,et la thèse de Bougier
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décolorée et elle présente très nettement le phénomène de la chai)' de poule ; la face est le plus souvent pâle, les yeux fermés (comme pour les pendus, il y a des noyés blancs et des noyés bleus) et, s’il y a eu asphyxie, on voit de l'écume à bulles très fines, égales, parfois un peu rosées, sortir de la bouche et du nez ; la langue est proéminente ou derrière les maxillaires; les parties génitales externes de l’homme, surtout le pénis, sont raccourcis et comme ratatinés ; il peut y avoir du sable et de la vase sous les ongles.
Si le cadavre a séjourné quelque temps dans l’eau, ainsi que nous l’avons indiqué (p. 177), la putréfaction suit une marche particulière. Elle commence par la face, le sternum et la partie inférieure du cou et s’étend ensuite aux côtés de la poitrine, aux épaules, aux parties latérales du ventre, aux aines, aux cuisses et aux avant-bras. Il faut tenir compte, bien entendu, de la saison pendant laquelle se produisent ces phénomènes.
b. Lésions internes. Celles-ci sont en rapport avec le degré de putréfaction. Si la submersion est récente, on peut trouver un ensemble de signes assez caractéristiques. Ils montrent que la mort a eu lieu par asphyxie, que cette asphyxie s’est produite dans 1 eau.
On doit les rechercher principalement dans les poumons, \e cœur, \ 'estomac.
L’épiglotte est le plus souvent verticale; le diaphragme est relevé ou abaissé; la trachée est rouge et injectée; il y a une écume fine et blanchâtre, rarement sanguinolente. Cette mousse montre que la submersion a eu lieu pendant la vie ; elle se rencontre dans les bronches et la trachée, et dans cette dernière même, alors que l’individu n’est pas venu respirer a la surlace