‹ Précis de médecine judiciaireChapitre 106 sur 237 · DE LA MORT PAR INANITION · texte numérisé non relu

DE LA MORT PAR INANITION

avons dit page 212. En outre, on tiendra compte de l’âge, de la force de l'individu et de son genre de vie, de l’état de plénitude ou de vacuité de l’estomac, des substances ingérées, etc. Sans doute, ce sont là des données assez incertaines, mais cependant il peut se présenter telles circonstances dans lesquelles le médecin expert saura en tirer parti.

Quelques mots sur le traitement des asphyxiés par le froid. Nous avons indiqué (p. 250) la méthode employée ordinairement. Les expériences de Walther démontreraient qu’on a tort d’agir lentement. Il faudrait réchauffer rapidement et longtemps les congelés et non progressivement comme on le fait. La respiration artificielle rendrait de grands services. Pour Walther, le danger est dans la durée de l’anémie cérébrale. Nous croyons avoir prouvé que dans certains cas il y avait anémie cérébrale, mais que dans d’autres il n’en était pas ainsi. Si la méthode préconisée par Walther est rationnellement applicable aux premiers, peut-elle l’être aussi aux seconds? Nous attirons sur ce point très-important l’attention des expérimentateurs et des médecins.

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