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IV. Résultats anatomo-pathologiques

Casper prétend que les lésions anatomiques trouvées à l’autopsie d’individus ayant succombé à l’action des anesthésiques ne présentent rien de particulier. Notre maître, M. Tourdes, qui a eu l’occasion de faire deux expertises de ce genre et de nombreuses expériences, soutient au contraire la constance des lésions. La face est pâle, la pupille dilatée ; il y a des taches rosées sur les membres, peu de cyanose, et la langue parfois injectée à sa base. La putréfaction est assez rapide. Les poumons sont congestionnés. Souvent il y a de l’emphysème pulmonaire. On a fréquemment observé la rougeur de la trachée et des bronches.

Le cœur a été le plus souvent trouvé flasque, vide et pâle. Le sang est liquide, brun ou d’un rouge foncé. Quant, à la présence de bulles de gaz dans les veines, il faut les attribuer avec Casper à la putréfaction qui commence par la décomposition du sang. Le foie et les reins sont en général congestionnés. 11 y a peu d’injection du cerveau et de ses enveloppes. L’urine des sujets chloroformés ne contient jamais de chloroforme.

PAR LES ANESTHÉSIQUES

L’expert peut faire rechercher la présence du chloroforme dans les organes. Les chimistes emploient le procédé de Snow (nitrate d’argent), de Taylor (papier amidonné et ioduré), de llepp (décrit par Tourdes). On consultera avec fruit le très intéressant rapport rédigé par Brouardel et Pouchet à propos de l’affaire Duchesne, rapport publié dans la Médecine légale de Legrand du Saulle, Berryer et Pouchet (1885), et la thèse du Dr G. Guérin (Lyon 1885) sur l'action du chloral et analyse des urines après les anesthésies et applications à la toxicologie.

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