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nausées. Les sels de cuivre ne sont donc pas toxiques à petite dose. D’ailleurs, dès que le cuivre est en cou tact avec l’estomac, il provoque aussitôt des vom.sse-
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ments : il faut donc qu’il soit ingéré a doses massi-
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ves pour produire des désordres graves et même la mort : ce serait à 2 ou 5 grammes d’après Tardieu. Le sulfate de cuivre est donné comme vomitif a la dose de 40 à 60 centigrammes.
Laborde 1 a contesté les conclusions suivantes de Galippe : « 1° Pour nous, sauf peut-être dans le cas de suicide, l’empoisonnement aigu par les composés du cuivre ne doit pas être réalisable, tant en raison de la saveur horrible de ces composés que de leurs propriétés émétiques énergiques qui suffisent à faire évacuer le toxique. 2° Quant à la possibilité de l’empoisonnement lent, nous n’y croyons pas, car il ressort des expériences de Bourneville et des nôtres qu’à petites doses la tolérance s’établit sans influence lâcheuse sur la santé. »
Symptômes. — Un quart d’heure après l’ingestion de la préparation caustique, il survient de violents vomissements, un goût d’encre ou métallique, de la sécheresse de' la bouche, du resserrement de la gorge, les vomissements deviennent douloureux, puis des coliques apparaissent et il y a de nombreuses selles, pai fois glaireuses, rarement sanglantes. Ce sont tous les symptômes d’une violente gastro-entérite. En même
Voir Tribune médicale, 1877 (Le cuivre et scs composés).
POISONS CORROSIFS
temps des phénomènes généraux tels qu’oppression, pouls petit, menaces de syncope, refroidissement des extrémités, crampes et convulsions.
Autopsie. — Les lésions anatomiques ne- sont pas constantes. La congestion pulmonaire signalée par Orlila est assez rare. Du côté de l'intestin, des phénomènes d'inflammation à tous les degrés. On a, dans certains cas, trouvé une coloration verdâtre de sels de cuivre sur la muqueuse.
Recherches chimiques. — D’après Martin-Damourette, on isole le cuivre par simple ébullition, ou bien on détruit les organes et on les chauffe dans une capsule avec de l’acide sulfurique qui les carbonise. Les cendres renferment le cuivre On fait alors bouillir avec de l'eau et de l’acide acétique. Cette solution d acétate de cuivre donne, avec une lame de zinc une couche mince qui est du cuivre métallique. Le sel de cuivre traité par l’ammoniaque donne une coloration bleue qui est de l’oxyde de cuivre ammoniacal.
Traitement. — Eaux sulfureuses, albumine, fer réduit.
Deuxième groupe. Poisons hyposthénisants.
Les symptômes produits par les poisons' hyposthénisants se caractérisent par une énorme prostration des forces, une diminution de Faction du coeur ; ce sont des poisons de l’hématie et de la libre musculaire.
11 y a des vomissements glaireux, de l'oppression, une soif vive, de l’anurie, du météorisme et un état syncopal particulier. En un mot, un ensemble symptomatique qui rappelle assez bien l’indigestion grave ou une attaque de choléra,
Tardieu range dans ce groupe le cuivre, le mercure, le phosphore, l’arsenic, l’émétique, le nitre et le sel d’oseille, la digitale, la ciguë.
1" Empoisonnement par les mercüriaox.
Nous ne faisons que rappeler l 'hydrargyrisme profes-