MERCURE
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sionncl (ouvriers qui extraient le mercure des mines ; clameurs de glace ; doreurs au mercure ; ileuristes qui emploient les rouges de mercure (sulfure, biiodure et cliromate de mercure); empailleurs (sublimé); les chapeliers (les peaux sont frottées avec une peau trempée dans une solution de nitrate de mercure). Nous n’avons pas à nous occuper de cette intoxication ni de celle de syphilitiques mal traités.
L’empoisonnement par dose massive est. le seul qui nous intéresse, et parmi les sels mercuriaux, le sublimé et le cyanure de mercure.
Dans les statistiques criminelles on compte, sur vingt empoisonnements de toute nature, un cas par le mercure; ce sont des suicides ou des homicides par le sublimé ou cyanure, ou bien des accidents (médication mal faite, de l’eau phagédénique, par exemple, est prise à l’intérieur).
Symptômes. — 11 y en a de locaux qui donnent de l'irritation, de généraux qui produisent l’hyposthénie. Ce sont d’abord les signes d’une gastro-entérite violente; dans la bouche, une saveur brûlante et caustique, une constriction à la gorge, puis des vomissements douloureux, des coliques, des selles diarrhéiques et même sanglantes.
Puis, dès que l’absorption s’est faite, l’hyposthénie se déclare, le pouls devient petit et lent, il y a menace de syncope, la respiration se ralentit, les extrémités se refroidissant, il y a une insensibilité qui est de la paralysie musculaire. Parfois on observe des crampes et des convulsions, puis la mort à la fin du premier jour. Si les accidents se continuent pendant cinq ou six jours, la prostration persiste toujours et on voit survenir des hémorrhagies, de la stomatite, un eczéma mercuriel.
POISONS IIYI’OSTIIUNISANTS.
Autopsie. — Sur la muqueuse intestinale, des routeurs, des ecchymoses et même des ulcérations. De la congestion des poumons, des ecchymoses sur l'endocarde. Quand l’empoisonnement ne s’est pas terminé par la mort, dégénérescence graisseuse du foie et des reins.
Recherches chimiques. — On fait bouillir les matières gastrointestinales avec de l’eau, on lillrc et on concentre au bainmarie. On détruit le tissu du foie dans une cornue (le mercure étant volatil). La solution donne sur une lame de cuivre une couche grise qui est un dépôt de mercure métallique que l’on réduit en petites gouttelettes brillantes, qui se déposent sur les parois d’un tube en verre formé dans lequel on aura chauffé la lame.
Traitement. — Ou fait vomir avec de l’eau tiède; ou donne de l’eau albumineuse, du lait, de la magnésie pour purger.
2° Empoisonnement par le phosphore.
Le phosphorisme professionnel se montre peu sous la forme aiguë. Presque toujours on observe la forme chronique : symptômes de gastro-entérite, crampes d’estomac, coliques; puis troubles respiratoires, faiblesse dans les membres, affaiblissement de l’intelligence. 11 y a de l’amaigrissement, une teinte jaune de la peau. Mais l’accident caractéristique des ouvriers employés à la fabrication des allumettes chimiques au phosphore blanc est la nécrose des maxillaires. C’est le mal chimique ou nécrose pltosphorée. Dès 1840, M. Th. Roussel avait montré que beaucoup d’anciens malades avaient les dents cariées; plus récemment, Magitot a fait voir que tous ceux qui étaient atteints présentaient une carie pénétrante. D'autres observateurs prétendent cependant avoir observé la nécrose avec des dents parfaitement saines1.
Les empoisonnements par le phosphore ont augmenté en France d’une façon effrayante en quelques
1 Voir le Rapport deiM. Legoucst au Comité consultatif d’hygiène publique.
IMIOSIMIOHE.
aimées. Nous en relevons 556 cas, de 1855 à 1880. Le phosphore, qui ne figure sur le tableau des substances vénéneuses que depuis le décret du 8 juillet 1850, occupe le premier rang dans les statistiques criminelles. Cela tient à l’extrême facilité que l’on a de se procurer des allumettes chimiques au phosphore blanc et la pâte phosphorée ou mort-aux-rats (100 grammes de cette pâte renferment 2 grammes de phosphore, et le phosphore en nature peut déterminer la mort à la dose de 15 à 50 centigrammes).
Symptômes. — Ils varient d’après la forme et les conditions de l’empoisonnement1. Il y en a deux formes distinctes : 1" une forme suraiguë, foudroyante, qui a pour caractère de produire des phénomènes d’irritation, peu de vomissements, de l’anxiété respiratoire, des palpitations de cœur, puis un pouls petit et l’asphyxie par arrêt de la circulation. Tels sont les symptômes que l’on observe si le phosphore est. pris pur, sans mélange avec des aliments solides ou liquides aérés; 2° une forme ordinaire, nettement caractérisée par des symptômes spécial : d’abord de la douleur épigastrique, des vomissements, des coliques, de la diarrhée; la soif est vive, les urines rares. Après ces signes d’irritation gastro-intestinale un peu de mieux se montre, les malades se croient soulagés, il y a une rémission. Mais bientôt la cachexie se déclare et alors apparaissent de l’ictère et des hémorrhagies. Ce sont les signes des troubles de la nutrition interstitielle qui démontrent la diffusion du toxique. L’ictère se montre le troisième jour, le quatrième jour il y a une prostration générale des forces, le cœur bat vite mais faible—
1 Elude plujsiolo()ique, clinique et thérapeutique du phosphore, par Lecorché ( Arch . de Phys., 1868-1860).
LALASSAG.XE
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ment. La respiration s’embarrasse ou diminue de fréquence, la température s’abaisse et des hémorrhagies se montrent sur la peau et les muqueuses (épistaxis, hémoptysie, hématurie). Le cinquième jour, l’urine est albumineuse, avec moins d’urée et de sulfates, mais beaucoup plus de phosphates et les éléments de la bile. La mort survient du septième au neuvième jour.
Lésions. — Dans la forme rapide ou nerveuse le sang est dépourvu d'oxygène et la mort survient par anoxémie. Aussi ce liquide est noir et il présente à l’analyse spectrale la raie de l’hémoglobine réduite. Il y a parfois une inflammation de la muqueuse intestinale et.des-congestions dans les organes.
Dans la forme hémorrhagique, il y a de l’inflammation, parfois des ulcérations de l’intestin. Les glandes et les villosités intestinales ont subi la dégénérescence graisseuse. Le foie aussi est stéatosé. Dans les reins, les signes d’une néphrite, avec des tubes graisseux. Les muscles eux-mêmes sont atteints : les fibres musculaires plus pâles ne sont plus striées. On rencontre des hémorrhagies jsuy tou Les les séreuses.
Recherches chimiques. — Martin-Damourettc conseille les procédés suivants dans les trois circonstances qui peuvent se présenter : 1” On trouve des fragments ou des débris de phosphore, de la poussière de phosphore. Un de ces fragments est d’une couleur jaune, a une odeur d’ail, luisant à l’air et lumineux dans l’obscurité, brillant avec un vif éclat. — 2” Il n’y a pas trace de phosphore, mais on en retrouve dans l'intestin. On l’isole par la méthode de Mitscherlich. Dans un ballon on chauffe les matières suspectes. Le phosphore distille avec la vapeur d’eau et est reçu par un tube coudé dans un ballon refroidi renfermant de l’eau distillée. — 5" Le phosphore ne se retrouve pas en fragments et il n’est pas isolé par la distillation; c’est qu’il s’est oxydé en formant de l’acide phosphoreux ou phosphorique. On détruit le tissu du foie dans une capsule, on fait bouillir, on filtre et on a dos phosphates qui donnent, par l'azotate d’argent, un précipité jaune, l’our avoir la certitude
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que le phosphore ainsi obtenu n'est pas celui (le l’économie, on détruit le même poids du même tissu d’un cadavre non empoisonné et on compare.
M. I.efort, rapporteur d'une Commission à la Société do médecine légale (janvier 1871) a montré les deux points suivants « La proportion d’acide phosphorique trouvée dans des matières suspectes soumises à l'analyse chimique n’est pas une preuve convaincante qu'il y a eu empoisonnement par le phosphore. Ni la présence, ni la quantité d’acide phosphorique et de cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien dans des matières suspectes, ne peuvent être considérées comme preuves d’empoisonnement par le phosphore en nature. »
Traitement. — On fait vomir avec du sulfate de cuivre : il se forme du phosplture de cuivre. — On purge avec la magnésie calcinée, qui salure les acides du phosphore.
Pas de médicaments ni d’aliments graisseux, comme le lait ou l’huile de ricin qui facilitent l’absorption du toxique. Pas de boissons aérées, dont l’oxygène dissout le phosphore.
Le meilleur traitement est l’essence de térébenthine, proposée en 1868 par le docteur Andant, de Dax. L’essence de térébenthine empêcherait le phosphore de s’oxyder. Gtibler pensait qu’elle ozonise l’oxygène du sang. On peut la prescrire à haute, dose : M. Laboulbène en a donné 50 grammes par jour dans un cas d’empoisonnement phosphoré; le malade a guéri.
3° Empoisonnement par l’arsenic.
V arsenicisme professionnel se montre sous la forme aiguë ou sous la forme chronique. La première est rare elle survient quand la chaudière venant à se trouer, l'acide arsénieux tombe dans le foyer et se volatilise dans l’atelier. On observe alors une gastro-entérite très intense, des accidents cérébraux, une grande faiblesse et une allération des traits. A l'autopsie on constate une dégénérescence graisseuse du cœur et des glandes de l’intestin.
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Dans la forme chronique, on constate de l’inappétence, de la céphalée, des nausées, parfois des vomissements et des selles abondantes qui peuvent être sanglantes; un affaiblissement général, de l’engorgement et même paralysie, ordinairement paraplégie, La peau et les muqueuses sont enflammées; ainsi il y a de la conjonctivite, des hémorrhagies et même des ulcérations avec perforations des fosses nasales, de la bronchite. La peau devient terreuse et est le siège de certaines éruptions, les unes (vésicules, pustules, ulcérations) produites par le contact de l'arsenic; les autres provenant de l'arsenic absorbé et éliminé (érythème, eczéma et taches brunes indélébiles).
Ces différents accidents peuvent se montrer chez les ouvriers qui grillent le minerai ou raclent l'acide arsénieux déposé dans les chambres de condensation, chez les ouvriers qui préparent les verts arsenicaux : 1° vert de Sclieele ou arsénite de cuivre ; 2“ vert de Scbweinfurf, sel double composé d’arsénite et d’acétate de cuivre. Ces verts sont employés par des ouvriers qui préparent les papiers peints en vert, par ceux qui fabriquent des herbes naturelles destinées à parer les chapeaux de dames (ce sont des graminées sèches que l’on trempe dans une solution arsenicale et que l'on saupoudre quand elles sont sèches avec de la poussière arsenicale), et enfin par les ouvriers apprêteurs de toile destinée à la fabrication des feuilles artificielles d’après Vernois, ce commerce emploie plus de 15 U00 ouvriers à Paris.
Nous trouvons, dans l’excellent ouvrage de notre savant confrère M. Proust, les renseignements suivants :
Les verts arsenicaux sont encore employés par les peintres, les apprêteurs d’étoffe (pour la teinture en vert). D’autres sels d'arsenic sont maniés dans différentes industries, ainsi pour le bronzage vert, pour le bronzage noir (sulfure d'arsenic), par les peaussiers (pâte composée de chaux et d’orpiment), par les corroyeurs (orpiment pour teindre les cuirs en jaune), par les empailleurs, par les ouvriers qui confectionnent des vêtements en tarlatane verte ou des étoffes colorées par le vert d’aniline picrique ou arsenical, dans les fabriques de fuchsine, dans les verreries.
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Les empoisonnements par l’arsenic deviennent rares. Avant cette époque ils représentaient plus des deux tiers des empoisonnements criminels. On employait l’acide arsénieux ou mort-aux-rats, d’un usage assez répandu puisqu’il était adopté pour le chaulage des grains et la destruction des animaux nuisibles. Une ordonnance royale du 29 octobre 1846 a interdit cet usage qui permettait, de tous côtés, la dispersion d’une substance éminemment dangereuse mais sans saveur, ni odeur, ni couleur, n’éveillant par conséquent, aucun soupçon.
Dans une première période, 1855 à 1850, nous relevons 457 empoisonnements; dans une seconde période, de 1850 à 1865, il y en a eu 298; dans la troisième période de quinze années, soit de 1865 à 1880, nous en relevons 68. Pour la première l’ois, en 1884, la statistique ne fait pas mention de l’empoisonnement par l’arsenic.
Symptômes. — On constate, comme avec les précédents toxiques, d’abord des symptômes de gastroentérite, puis des signes de dépression ou d’hyposthénie générale.
Si l’acide arsénieux est dissous, le liquide a un goût douceâtre; peu de temps après surviennent de la cardialgie, des vomissements bilieux et muqueux, puis des selles nombreuses, diarrhéiques. C’est complètement le tableau d’une attaque de choléra. La gorge se dessèche, la soif est vive, l’individu crachote, les urines sont rares et parfois sont supprimées.
Quand les phénomènes généraux se montrent, on observe une irrégularité de la circulation, le pouls est vite ou bien faible et intermittent, il y a des syncopes, de la détresse respiratoire; le faciès est grippé ou
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cyanosé, les yeux entourés d’un cercle noir, il y a en même temps de la conjonctivite. La ressemblance avec le choléra augmente : la peau sc refroidit, elle est recouverte d’une sueur visqueuse, il y a des éruptions pustuleuses ou pétéchiales; les selles deviennent alors sanguinolentes, puis noires. Des crampes ou des mouvements convulsifs apparaissent et l’individu meurt dans une syncope ou dans les convulsions.
Lésions. Elles n ont. pas plus de caractères tranchés que l’appareil symptomatique. Sur l’intestin on constate de la tougeur et de 1 inflammation, rarement de la psorentérie. Parfois congestion des poumons, des viscères. On a trouvé des ecchymoses sur 1 endocarde. M. Cornil a tait un examen histologique de la muqueuse gastrique dans un cas d’intoxication arsenicale suraiguë du service de M. Ferréol. Il dit qu’il a trouvé là un type de gastrite toxique suraiguë (Société des hôpitaux, 1880).
Recherches chimiques. — Elles ont une grande importance, parce qu etles peuvent fournir la preuve de l’empoisonnement. On distingue les cas suivants : 1° De la poudre blanche d’acide arsénieux, trouvée sur la surface de l’intestin et projetée suides charbons, répand une odeur d'ail très caractéristique. Pour mieux encore dévoiler la présence do l’arsenic, on emploie un tube de verre effilé, à une de ses extrémités on met la poudre blanche, on la recouvre d’un morceau de charbon; celui-ci est chauffé à la lampe. Dès qu’il est rouge, on chauffe l’acide arsénieux dont les vapeurs passent à travers le charbon et laissent dans le tube un anneau arsenical. — 2“ Si l’arsenic n’est pas libre, mais en combinaison avec certains tissus, comme le foie, les reins, le cerveau, etc., on procède alors à trois sortes d'opérations : il fauL détruire les matières organiques, isoler l'arsenic, le reconnaître.
a. Pour détruire la matière organique, on la chauffe dans une capsule de porcelaine avec un tiers de son poids d’acide sulfurique. Le tissu est carbonisé. On laisse refroidir. On ajoute de l’acide azotique, puis ou chauffe de nouveau. Lfacide azotique oxyde l’arsenic, qui alors n’est plus volatil. On fait bouillir la cendre avec de l’eau acidulée d’acide chlorhydrique, et on a une
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dissolution il’iiciilo arsénique qui peut donner de l'arsenic métallique dans l'appareil de Marsh.
b. Afin d’isoler l’arsenic, on le met en présence de l’hydrogène naissant, il se forme de l’hydrogène arsénié. Pour les recherches, on emploie l’appareil de Marsh, modifié par l'Académie des sciences, (l’est un flacon à deux tubulures, be tube, recourbé, est entouré d’une chemise de cuivre qui permet de le chauffer avec une lampe à alcool. Voici ce qui se passe :
Zn ■+- 110 S0S = ZnO.SO3 + II As03-t-H° = 5H0-t- Asll5.
La portion où se trouve la chemise de cuivre étant chauffée, l’hydrogène arsénié se décompose en arsenic qui se dépose au delà de cette portion du tube, et en hydrogène que l'on peut enflammer à la sortie du tube. Pour ne pas perdre l’arsenic, ou reçoit le gaz enflammé sur une soucoupe de porcelaine, où il se dépose sous forme de taches.
c. Les anneaux ou les taches sont ternes comme du noir de fumée ou brillants comme de l’acier. Ils disparaissent par l’acide azotique et la solution laisse un résidu d’acide arsénique qui se colore en rouge brique par le nitrate d’argent ammoniacal.
Traitement. — On favorise les vomissements par de l’eau tiède; les selles par des lavements. Comme contre-poison, on se sert de la magnésie hydratée, qui immobilise l’acide arsénieux et est bien meilleure que le peroxyde de fer. L’excès de celui-ci ne purge pas comme le fait la magnésie. Pour éliminer le poison, on donne des laxatifs comme la magnésie, l’eau de Seltz vineuse (un litre de vin blanc avec quatre litres d’eau de Seltz), conseillée par Orfila. Ainsi que le recommandait ce médecin, il faut faire uriner le malade.
4° Empoisonnement par l’émétique et les antimoniaux.
L’empoisonnement par l’émétique (lartrate d’antimoine et de potasse) est assez rare. Le procès de deux médecins anglais, Palmer et Prilchard, qui avaient employé ce poison à petites doses, dans un but criminel, a montré toutes les difficultés de l’expertise. Le plus
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souvent, l’empoisonnement esl le fait d’une erreur médicale. D’après Taylor, une dose de 10 à 12 centigrammes, prise en une lois, peut déterminer la mort.
Les symptômes sont ceux d’une violente gastro-entérite (saveur métallique, douleur épigastrique, vomissements et diarrhée), puis l’hyposlhénie apparaît, le pouls devient, petit et lent, il y a des défaillances et des syncopes, du refroidissement, des vertiges, du hoquet, des crampes et des convulsions, puis la mort du deuxième au sixième jour. Dans les affaires Palmer et Pritchard, la mort est survenue après quelques mois.
Pour les lésions anatomiques , rien de caractéristique ainsi on n’a rien trouvé chez les deux femmes empoisonnées par le Dr Pritchard. Mais il peut y avoir les signes de la gastro-entérite. Souvent des congestions pulmonaires, d’après Magendie. Dans la forme lente, on trouverait de la stéatose du foie.
Les recherches chimiques ont pour but de mettre en évidence les anneaux et les taches d’antimoine, qui, traitées par l’acide azotique, laissent un résidu blanc d’acide antimonique, qui ne devient pas rouge brique au contact du nitrate d’argent. Comme traitement : d’abord favoriser les vomissements par l’eau tiède. Le contrepoison serait le tannin, qui forme un tannate d'antimoine insoluble.
5° Empoisonnement par le sel de nitre, tar le sel d o-