‹ Précis de médecine judiciaireChapitre 191 sur 237 · LE NOUVEAU-NE · texte numérisé non relu

LE NOUVEAU-NE

rieurs. Ce sont ces derniers qui sont le moins bien pirtagés, et c’est à cause de cela, a-t-on dit, que la partie inférieure du corps est bien moins développée que la partie supérieure. Ajoulons que les parois des ventricules ont même épaisseur et que l’inégalité ne se montre qu’après la naissance et comme une conséquence du travail fonctionnel plus actif du ventricule gauche.

De l'enfant nouveau-né. — Il est naturel de placer dans ce paragraphe, après les caraclères de la maturité du foelus, les signes qui apparliennent aux premiers moments de la vie extra-utérine.

La naissance est une surprise pour le fœtus qui vient au monde ; ses organes sont tout à coup obligés de fonctionner d’une nouvelle manière et il leur faul un certain temps pour s’acclimater à cette vie extrautérine.

Les médecins légistes ne sontpas d’accord sur la définition et la longueur qu’il convient de donner à cette période de la vie, signalée mais non déterminée par le Code.

Aux premiers temps de Rome, l’enfant après sa naissance était présenté au père de famille; celui-ci le soulevait en l’air [tollere), ou le laissait couché; dans ce dernier cas, l’enfant était tué ou exposé. S’il n'avait reçu aucun soin de propreté, il était appelé sanguinolenlus. L'ancien droit romain avait consacré la même expression, et la signification du recens nains la plus usuelle était celle de sangninolenlus. Robert Froriep de Berlin, et d’autres médecins allemands, ont voulu réhabiliter cette définition du nouveau-né. C’est, il nous semble, restreindre exclusivement la qualité de l’enfant nouveau-né à celle de l’enfant naissant.

DU PRODUIT DE LA CONCEPTION

Olivier (d’Angers) et Billard, désireux de trouver un caractère anatomique extérieur à l’enfant nouveau-né, ont proposé de limiter cette période de l’enfance soit à la chute du cordon, soit à la formation de la cicatrice ombilicale.

Tardieu adopte la définition donnée par un arrêt de la cour de cassation de 1835 : « Le nouveau-né est l’enfant au moment où il vient de naître ou dans un temps très-rapproché de celui de la naissance. » Se plaçant sur le terrain clinique, Parrot en a donné la définition suivante : « L’enfant nouveau-né est celui qui, à terme ou non, viable ou non viable, n’a pas dépassé le deuxième mois de la vie extra-utérine. »

D'après nous, si l’on veut tenir compte du terme inouveau-né, qui se trouve énoncé dans la loi, et de motions scientifiques certaines, on doit dire que l’enifant est nouveau-né pendant le temps assez rapproché de la naissance qui permet de constater que cet enfant q)erd ses caractères fœtaux et s’acclimate à la vie extra-utérine.

D’après Tardieu, les caractères de l’enfant né à terme sont de trois ordres et se déduisent : l°du développement général du corps de l’enfant; 2° de l’état du tégument externe; 5° du degré de l’ossification.

Nous rappellerons les chiffres donnés précédemment pour le fœtus et nous dirons que le poids du nouveauné est de 5 kilogrammes à 5kil,500 (les garçons pèsent généralement plus que les filles); « si un nouveau-né de lkil,200 à lkll,500 peut quelquefois être à terme, il ne peut pas ne pas y être s’il pèse 3 kilogrammes ». (Tardieu.)

Dans les deux ou trois premiers jours après la naissance, l’enfant perd de son poids (de 0 à 200 gram-

i.acaMaiji'e, med »uo

page 55ô

K«rvol ii«> Mehçux chrumuhlb

A Poumons déniant n’ayant pua respire.

Fi Poumons 'î enfant ayant respiré, r K«N»e.n.ad>teur lmp Ltevmcm Je C4* Ram

Page 1