I. RELATIVES A IA PERSONNE VIVANTE
Cette deuxième partie est consacrée aux questions générales. Elle constitue à elle seule la médecine judiciaire proprement dite. Celle-ci a en effet son domaine propre, des problèmes qui lui sont spéciaux, des questions qui peuvent se montrer dans toutes les procédures. C’est ainsi que le médecin intervient pour aider à fixer ou à reconnaître l’âge, le sexe, l’identité d une personne. 11 intervient aussi dans la déclaration des naissances et dans certains procès en nullité de mariage, c’est-à-dire dans les actes les plus importants de l’état civil. On le consulte pour savoir si un inculpé est responsable du crime qu’il a commis, si un testament a été fait dans des conditions convenables, si une personne doit être interdite. Enfin, des individus, pour un motif quelconque, cachent des maladies, ou bien les font naître, les exagèrent, les simulent, et la justice a encore intérêt à connaître la vérité. Ces différents problèmes peuvent se présenter isolés ou coin-
DE L’AGE
binés. Ce sont les plus fréquents de la médecine judiciaire, ceux qui méritent de fixer spécialement, l’attention du praticien.
Pour l’étude de chaque question, nous avons adoplé un plan uniforme qui a l’avantage de bien mettre a sa place chacun des éléments du problème. Voici celle division :
1° Définition de la question;
2° Législation, jurisprudence;
5° Caractères scientifiques ;
1° Conséquences médico-judiciaires et règles de l’expertise.
Le lecteur trouvera ainsi exposé successivement, pour toute question posée par un magistrat : le texte de la loi, les données de la science contemporaine, les règles de l’expertise.