V. L’étude des dents des animaux est d’une grande impor
DE L’AGE
tance et par l’examen attentif de leur forme et de leur disposition, il sera parfois possible de reconnaître l’anima' qui a fait une blessure.
VI. C’est surtout dans les questions d’identité qu’il devra être procédé à un examen minutieux des dents. 11 y a des signes tirés des caractères soit physiologiques, soit pathologiques et anormaux. C'est ainsi que l’état de la dentition est un des meilleurs éléments pour résoudre les questions d’âge surtout pendant les premières périodes de la vie.
Il faut insister sur les questions d’identité professionnelles et rechercher les altérations et colorations des dents et des gencives propres à certaines professions.
L’usure produite par l’usage du tuyau de pipe doit être spécialement mentionnée. On peut tirer des signes d’identité de la thérapeutique et de la prothèse dentaire; de semblables constatations ont permis à plusieurs reprises de remonter jusqu’à l’individualité d’un cadavre ou d’un squelette.
VII. Lorsqu’il s’agira d’apprécier les conséquences d’un traumatisme ayant entraîné la perte des dents, l’on devra considérer chaque cas en particulier et tenir compte du dommage causé plutôt que du dommage possible.
VIII. Il faut distinguer les morsures faites par l'homme de celles qui sont produites par les animaux. Les premières sont en général des plaies contuses : les secondes varient d’aspect avec l’animal dont elles proviennent et dans tous les cas le pronostic doit être très réservé.
IX. Les dents peuvent inoculer un certain nombre de maladies contagieuses ou être la cause indirecte d’accidents variés.
Système osseux. — 11 fournil des signes d’une très grande importance. Pendant Page adulte, les os sont volumineux, les tètes articulaires arrondies et le canal médullaire étroit. Pendant la vieillesse, les surfaces articulaires s’aplatissent. L’âge est encore indiqué par le degré d’ossification, le volume et l’aspect des os, leur poids et môme leur composition chimique. On
a divisé leur développement en trois périodes : 1° ossification du corps des os ; 2° points osseux dans les os courts et plats, dans les épiphyses des os longs; 5° soudure des épiphyses au corps des os.
Voici l’apparition des points d’ossification les plus importants :
I an (après la naissance). Un point dans la tête du fémur.
2 ans Dans l’extrémité inférieure du
tibia, du radius et du péroné.
5 ans Grand trochanter. Soudure du
corps de l’axis avec l'apophyse odontoïde.
6 ans Rapprochement de la branche
ascendante de l’ischion et descendante du pubis.
7 ans Ossification de l’épitrochlée hu-
mérale.
9 ans Ossification commençante du
fond de la cavité cotyloïde.
12 ans Soudure des trois pièces de cette
cavité. — Point osseux au bord interne de la trochlée humérale.
•15 ans Soudure de l’acromion et de l'a-
pophyse coracoïde. — Soudure des vertèbres sacrées.
18 ans Soudure des trois épiphyses du
fémur.
20 ans Ossification de la quatrième ver-
tèbre coccygiennc.
21 ans Soudure de l’extrémité infé-
rieure du fémur.
25 ans Soudure de la crête de l’os ilia-
que à l’os pelvien.
De 25 à 50 ans Soudure de la première vertè-
bre sacrée avec les autres.
De 50 à 00 ans Soudure du sacrum avec le
coccyx.