I.ACAiSAGNK
tuelles, et disparaissent même avant celles-ci, parce que nous leur commandons moins bien. Presque toutes les folies sont marquées par la prédominance des instincts égoïstes; l’on constate la disparition des sentiments de famille, les pleurs sont faciles, le rire est constant, la parole modifiée. Les instincts peuvent être abolis, diminués ou pervertis. Ainsi instinct de conservation (nosomane, suicide), destructeur (vol, incendie), "énésique (satyriasis, pédérastie, tribadisme, vampirisme, bestialité). Il y a des hallucinations des sens (Socrate, Luther, Jeanne d’Arc, Pascal, Robert Schumann) ; hallucinations viscérales, musculaires.
c. Troubles de l'activité. 11 y a des troubles musculaires. Ceux-ci sont caractéristiques dans la paralysie générale. Ainsi, au début, hésitation de la parole, mouvement fibrillaire de la langue, inégalité pupillaire, tremblement des membres, troubles viscéraux du cote des organes digestifs; vers la fin, paralysie partielle puis complète, accès épileptiques. Dans l’hystene, on constate aussi des convulsions et des contractures.
Pour l’examen du fou, il faut beaucoup de discrétion, lui manifester de l’intérêt et de l’affection. Pom l’interroger, il faut prendre pour guides les grands motifs qui déterminent les actions humaines.
On interroge les instincts conservateur ou nutritif, sexuel, maternel, destructeur, constructeur, ceux d
5tmmeei’ I montré Morel, l’aliéné n’est jam^pmé de l’idée de cause, de substance, il ne c
les idées de temps avec celles de distance, • J reva pas fes idées de forme, d'étendue ou de momemenl et ne les appliquera pas surtout a des choses diamétralement opposées. D iguesse.au
Cou peut commettre' parfois un acte de sagesse, un sage ne saurait commettre un acte de folie.
Nous allons résumer un intéressant travail sur le diagnostic de la folie, par Bail [Gaz. hebcl., n0’ 51, 52, 1879).
11 faut suivre une bonne méthode, ne pas l’abandonner, ne rien laisser au hasard. Dés le début de l’interrogatoire, on peut se demander :
1° Si le sujet est malade ou sain d’esprit;
2“ S’il est aliéné, quelle est la forme de son délire;
3° S’il s’agit d’un délire symptomatique ou d’une affection aiguë;
4“ Le sujet est-il un simulateur?
Pour se guider, on a l’interrogatoire du malade, l’examen de son état physique, les anamnestiques.
Il faut parler à ses malades avec autorité, dire que l’on vient instruire les affaires, ouvrir une enquête, etc., chercher enfin à obtenir des confidences.
On doit surtout laisser parler le malade. D’abord on engage une conversation banale, et bientôt on est renseigné sur la mémoire, le jugement, l’attention, la coordination et la suite dans les idées.
Pour juger de l’affaissement de l’intelligence, recourir aux épreuves arithmétiques , un exercice de la table de multiplication.
D’après l’éducation, la position sociale, on aborde d’autres sujets. On interroge les sentiments d’orgueil, d’ambition, de vanité, en s’informant de l’état de santé, des forces physiques, des capacités intellectuelles, de la fortune, des moyens d’existence, de la situation sociale, des relations de famille; c’est .ainsi que, chez certains aliénés, de bonne heure, on remarque une aversion pour les proches. Puis les idées de persécution : « Vous veut-on du mal? Cherchet-on à vous nuire? »
Alors viennent les hallucinations; on demande s’ils entendent des ennemis, si ceux-ci leur adressent des invectives, des grossièretés; puis la vue, l’odorat; les mets ont mauvais goût, ils sont empoisonnés.
Après ces questions, on aborde la politique. Alors les