‹ Précis de médecine judiciaireChapitre 83 sur 237 · DES PLAIES, FRACTURES, LUXATIONS · texte numérisé non relu

DES PLAIES, FRACTURES, LUXATIONS

fugaces ou persistants, et l'on peut voir survenir des paralysies, des troubles intellectuels, etc.

R. DES PI.AJES, FIUCTUIU3S, LUXATIONS

La nature et la forme de l’instrument déterminent les variétés de lésions.

Avec les ins brume /rts piquants, la plaie peut être plus petite que l’instrument lui-même, souvent de même forme, la douleur est forte, les hémorrhagies rares, l’inflammation consécutive vive. M. Tourdes divise les instruments piquants en quatre classes : 1° les instruments ronds, tels qu'aiguilles, poinçons; 2° les lames pointues et tranchantes (couteau, poignard); 5° les instruments piquants à arêtes de forme triangulaire ou quadrangulaire (canne à épée, fleuret, compas); 4“ les instruments perforants irréguliers. Le professeur Hofmann, de Vienne, a montré dans sa médecine légale que la forme des blessures n’est pas toujours en rapport avec celle de l’instrument. L'ouverture des plaies varie avec l’instrument, la partie du corps atteinte, l’obliquité de l’arme par rapport à la surface frappée.

Les plaies par instruments tranchants ont des caractères très nets : la douleur est modérée, les hémorrhagies sont abondantes, les vaisseaux étant béants, les bords sont d’autant plus écartés que la section est plus exactement perpendiculaire à la direction des libres. Type : le rasoir. Mais il y en a qui ont en même temps une action contondante : hache, sabre, faux.

Dans les plaies par instruments arrachants, il y a déchirure des tissus; aussi ces plaies, à surfaces inégales, sont très-douloureuses, peu saignantes, enfin s’enflamment facilement. C'est ce qui arrive dans les traumatismes produits par les machines, les engrenages mécaniques, les coups d'ongles, les coups de cornes d’animaux, les blessures produites par des morsures, des crochets

Pour toutes ces plaies, on peut dire que la présence du sang coagulé est caractéristique de la plaie faite pendant la vie. Sur le cadavre, il reste fluide et se répand par imbibition. La première coloration résiste au lavage : la macéra-

tion dans l’eau fait disparaître celle qui s’est produite après la mort.

Il en est de même dans les fractures et luxations. Pour celle-ci, tenir compte des diathèses ou cachexies.

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