‹ Précis de médecine judiciaireChapitre 87 sur 237 · DATE DES BLESSURES · texte numérisé non relu

DATE DES BLESSURES

limes étaient presque toujours des femmes (4 sur 5), âgées (de 55 à 80 ans), chargées d’embonpoint et ivrognes. C’était ordinairement l’hiver, pendant la nuit, et après uiédernier excès de boisson, que l’accident se montrait. Une fiamme bleue couvrait le corps, et celui-ci seul se consumait, l’incendie n’atteignant les objets voisins que d’une façon insignifiante. La combustion était ordinairement complète et toujours rapide. Mais la caractéristique générale était surtout l’insuffisance du combustible comparée aux effets constatés.

Le procès de la comtesse Gœrlitz (1847) a permis de reprendre et d’analyser tous ces phénomènes. Tardieu en a présenté un excellent résumé, et depuis cette époque on n’a pas publié de cas nouveau. D’ailleurs, Bischoff et Liebig, qui étaient experts dans celle affaire, ont nié la possibilité de ce phénomène, en s’appuyant sur les lois physiques et chimiques.

M. Tourdes fait remarquer que ce nombre de 48 cas est bien peu en rapport avec les progrès croissants de l’alcoolisme, que tous se sont passés en hiver, dans des pays où l’on fait usage de cheminées ouvertes et non de poêles, que les victimes sont des ivrognes, et que les médecins qui ont émis cette opinion n’avaient jamais été témoins oculaires du fait.

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