‹ Précis de médecine légaleChapitre 181 sur 410 · Duplay, Archives génér. de médecine · texte numérisé non relu

Duplay, Archives génér. de médecine

2. A. Dieu, Journal d*anatomie, 1867. On peut supposer, il est vrai, dans ces cas que les spermatozoïdes ont été sécrétés depuis longtemps et se sont conservés dans les vésicules séminales.

3. La statistique indique que parmi les inculpés d'attentats aux mœurs, ce sont les vieillards qui figurent en plus grand nombre, si l'on établit la proportion relativement à la population du même âge. Les attentats commis par les vieillards le sont surtout sur les enfants.

4. L. Fleischmann, Masturbation et onanisme chez les nourrissons (Schmidt's Jarbucher, 1879, Analyse in Ann, d'hyg. publ. et de méd. lég., 3 série, 1881, t. V).

sitoire, dont il était atteint à Tépoque où il aurait commis les actes qui lui' sont reprochés. Il est évident qu'un individu atteint d'une affection fébrile intense est incapable de se livrer au coït * : il en est de môme de toutes les affections aiguës qui retentissent fortement sur Tétat général. Nous avons assisté le professeur Brouardel dans une expertise où il s'agissait d'un jeune homme que les agents de police disaient avoir vu se livrer publiquement à* des actes lubriques, et avoir surpris à quatre reprises différentes en état d'érection, en Tespace de trois quarts d'heure. Cet individu était atteint d'une diarrhée très intense avec vomissements, qui persistait encore 20 jours après l'arrestation, et qui était due probablement à une tuberculose intestinale ; ce fait étant bien établi, la conclusion fut que les manifestations génésiques qu'on attribuait à l'inculpé étaient incompatibles avec l'affaiblissement général qu'on avait constaté chez lui, et qu'expliquaient la diarrhée et les vomissements dont il était atteint. L'accusé fut acquitté malgré les affirmations des agents de police.

Une autre expertise, extrêmement intéressante, a été publiée sur ce sujet par le docteur Motet*. Un jeune homme nommé D... avait été arrêté par des agents qui déclaraient l'avoir vu stationner pendant une demi-heure dans un urinoir et s'y livrer à des actes obscènes ; il fut jugé et condamné pour ce fait. En appel, le docteur Motet, qui connaissait D..., pour l'avoir soigné antérieurement, fit ressortir d'abord qu'il était impossible que cet homme, qui avait eu le jour môme des hémoptysies énormes, et qui se trouvait dans un état d'épuisement extrême, ait pu se livrer à la masturbation. D... affirmait qu'il était entré dans l'urinoir pour mouiller son mouchoir au tube de lavage et enlever

1. Une exception singulière est citée par Ilofmann. Un homino de 60 ans, qui avait presque chaque jour dos rapports sexuels, fut atteint de pneumonie iibrineuse. Au 5e jour de la maladie, en pleine période fébrile, il colta avec sa femme. — Après une défervescence, il fut repria d'une nouvelle poussée de pneumonie, à laquelle il succomba.

2. A. Motet, Accès de somnambulisme spontané et provoqué, prévention d'outrage public à la pudeur (Ann, d'hyg, publ, et de méd, lég„ 3» série, 1881, t. V, p. 214.

ViBERT. Médecine légale. 7« édit, 27

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