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Fig. 50 ».
judiciaire à Paris. Les onze mensurations qui se trouvent sur cette fiche sont prises dans Tordre indiqué qui n*est
1. Les marques particulières sont indiquées en écriture abrégée, et en partie conventionnelle. Ainsi la première ligne se lit ainsi : « Nœvus à 10 centimètres au-dessusde l'articulation du coude gauche, face antérieure. »
554 DE l'identité
pas celui de leur importance. La taille totale et la longueur du buste constituent des indications assez peu précises, en raison de quelques variations qu'apporte Tâge et de la supercherie possible en de certaines limites. Au contraire, le diamètre anléro-postérieur de la tête est invariable ou du moins n'augmente qu'extrêmement peu, à partir de l'âge adulte ; il peut être mesuré à 1 millimètre près, à Taidc d'un compas d'épaisseur dont une des pointes est placée dans la concavité de la racine du nez, et l'autre à la partie la plus saillante de l'occiput. Il en est de même des diamètres bipariétal et bizygomatique. Les doigts médius et auriculaire gauches sont mesurés étant placés d'équerre par rapport au dos de la main, et après avoir rogné la portion de l'ongle qui dépasse la pulpe du doigt. La coudée gauche est mesurée de la saillie de l'olécrûne à l'extrémité du médius, le coude étant placé à angle aigu ; la longueur maxima du pied gauche, le sujet étant déchaussé et ne reposant sur le sol que par ce pied. L'envergure est la longueur maxima des membres supérieurs étendus horizontalement en croix. — La couleur de l'œil gauche est indiquée d'après une classification établie par l'auteur.
Une fois ce signalement obtenu, si l'on est en présence d'un individu qui possède déjà une fiche, comme ayant été condamné sous son vrai nom ou sous un nom d'emprunt, on le reconnaît de la fa(;on suivante. La longueur de la tête rentre dans Tune des trois catégories qui ont été établies pour la classification en grandes, moyennes et petites. Les deux tiers des Tiches signalétiques sont éliminés. Dans le tiers restant, on élimine encore deux autres tiers en se basant sur la largeur de la tète qui a été également divisée en trois catégories. On procède de môme pour les autres parlies du signalement et on arrive ainsi, d'élimination en élimination, à un groupe d'une dizaine de fiches parmi lesquelles on cherche celle où toutes les dimensions correspondent à celles qui viennent d'être relevées sur l'individu suspect. L'indication des marques particulières, y compris les empreintes des doigts, apporte une certitude complète dans l'identification. D'ailleurs, on trouve sur la fiche, en même temps que les indications de chiffres, la
IDENTIFICATION DES GRIiriNELS RECIDIVISTES
photographie de face et de profil du condamné. Cette recherche ne demande en général que quelques minutes.
La figure 51 reproduit une fiche établie dans les prisons des départements- Ici, la photographie n'existe pas ; elle est remplacée par les « renseignements descriptifs » qui com-
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