‹ Précis de médecine légaleChapitre 237 sur 410 · I. — <M><grtml«if iiirtlir»|i*iw<Wrl«|iirM · texte numérisé non relu

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Pig. 31.

prennent l'indication des ^particularités que présente la conformation du crâne et de la face. Ces renseignements et les empreintes digitales confirment et précisent les observations anthropométriques, de sorte qu'à l'aide de la fiche départementale on peut retrouver à Paris la fiche, avec photographie, correspondant au môme individu. . Signalons encore le portrait parlé ou signalement descriptif.

556 DE l'identité

Avec une photographie en main, un agent de police était souvent incapable de dire si tel individu était ou non l'original du portrait. M. Bertillon a imaginé le moyen d'éviter ces erreurs ou ces hésitations ; il a enseigné le moyen de lire une photographie.

Il s*agit d'examiner chacun des traits du visage et de le

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Fig. o2.

faire entrer dans une classification. Ainsi, comme on le voit sur la figure 52, on analyse le profil du portrait trait par trait. Le front est : vertical (ou bombé, ou fuyant) ; le nez a une racine dont la concavité est grande, petite ou moyenne ; un dos concave, rectiligne ou convexe; une hauteur, une saillie et une largeur qui sont petites, moyennes,

PRÉCAUTIONS A PRENDRJE LORS DE l'eXHUMATION 557

OU grandes, etc. Le visage vu de face fournil de nouveaux éléments d'analyse, que complètent les mensurations et la couleur des yeux et des poils et enfin les signes particuliers et les empreintes digitales qui se trouvent sur le verso (semblable à celui de la figure 50).

M. Bertillon, muni d'une photographie, appi^end à Tagent à la lire de cette façon ; il lui parle le portrait, le lui fait apprendre par cœur et réciter. Ensuite il l'envoie chercher, au milieu de cent détenus, celui dont il a ainsi le signalement descriptif complet, et l'agent le ramène sans se tromper. Pour faciliter la tâche et soulager la mémoire, on souligne sur la fiche (disposée de façon à pouvoir être mise aisément dans la poche) qui contient les éléments du portrait parlé, ceux de ces éléments qui doivent appeler tout d'abord l'attention ; ainsi dans le cas représenté sur la figure 51, la grande longueur du buste, la petitesse de l'oreille, la grandeur de la coudée, la couleur rare des iris.

Les résultats ainsi obtenus ont été tellement satisfaisants que depuis cinq ans tous les agents de la direction des recherches, les candidats aux gracies de commissaire de police, d'officier de paix ou d'inspecteur principal doivent suivre le cours de portrait parlé et obtenir le brevet attestant qu'ils s'en sont bien assimilé le mécanisme.

Il est à peine besoin d'indiquer l'intérêt du portrait parlé au point de vue purement psychologique. C'est une démonstration frappante de l'utilité de l'analyse, de la supériorité énorme que peuvent donner à l'esprit la méthode et la discipline*.

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