POILS DES DIVERS PARTIES DU CORPS
polygonales, ovoïdes, etc. ; elles apparaissent en général delà façon la plus nette à un faible grossissement (200 diamètres) et sans qu'il soit besoin d'employer aucun réactif. — La cuticule est en général formée de cellules beaucoup plus apparentes que chez Thomme, à bords plus saillants» qui donnent quelquefois» au contour du poil, un aspect dentelé (fig. 63).
Pour chaque espèce animale» Taspect du poil varie, et étant donné un certain nombre de poils, il est possible d'arriver, par une étude comparative, à déterminer de quel animal ils proviennent. D'ailleurs, il suffit souvent, dans une expertise, d'avoir reconnu que des poils n'appartiennent pas à un être humain. Une telle affirmation peut être émise sans hésiter quand on rencontre des poils comme ceux représentés (fig. 64 à 70) ; la disposition des cellules médullaires indique que certainement ils ne proviennent pas de rhomme. Mais il faut savoir que chez les animaux il y a quelquefois un certain nombre de poils qui ne répondent pas au type oi'dinaire ; la cavité médullaire peut manquer, rarement il est vrai, et on est alors privé du signe distinctif le plus important et le plus caractéristique. Toutefois cette difficulté n'existe guère que si Ton ne dispose que d'un seul poil ou d'un très petit nombre de ceux-ci ; si Ton en a une certaine quantité, il s'en trouve toujours quelques-uns qui présentent les caractères indiqués plus haut ; car chez l'animal les poils offrant une structure semblable à celle du poil humain sont en très petit nombre, et constituent l'exception.
{ II — De quelles régrlons du corps provient ua poil humain ?
Les cJieveux peuvent se reconnaître quelquefois à leur grande longueur. En dehors de ce signe, on peut prendre en considération la largeur du poil. Le diamètre des cheveux * varie de 0 mm , 05 à 0 mm. 10, en sorte qu'on a pu
1. Les poils sont normalement fusiformes, en sorte que leur diamètre transversal varie et atteint son maximum vers leur partie moyenne^
0 mm. 125 d'épaisseur 0 mm. 115 — 0 mm. 104 —
dire que tout poil qui a plus de 0 mm. 10 d'épaisseur n'est probablement pas un cheveu. Les poils de la barbe sont très notablement plus épais. Oesterlen donne à cet égard les chiffres suivants :
Poils du menton. . .
— de la moustache.
— des joues • . .
Les poils qui n*ont jamais été coupés sont terminés h leur extrémité par une pointe fine, graduellement et régulièrement effilée.
Cependant beaucoup de ces poils, surtout ceux qui sont longs, et <|ui sont soumis à des frottements ou à des froissements répétés, ont une extrémité libre de forme irrégulière, fendillée ; les fentes sont plus ou moins nombreuses, plus ou moins profondes, et donnent quelquefois au poil la forme d'un petit balai. Plus rarement, l'extrémité libre est renflée en massue (fig. 71, 72 et 73).
Les cheveux et les poils de la barbe qui ont été coupés sont au contraire terminés à leur extrémité libre par une surface plane, perpendiculaire ou oblique au grand axe du poil ; cette surface est à bords nets, présentant quelquefois des dentelures à arêtes vives, des inégalités produites par les (ibres de la substance corticale qui se trouvent écartées, ou par les cellules épithéliales de la cuticule (fig. 74). Au bout de quelque temps, ces inégalités s'usent et disparaissent, et après plus longtemps encore l'extrémité libre s'émousse et s'amincit un peu, mais sans jamais redevenir très effilée. On peut donc reconnaître ainsi que des poils ont été coupés et que par conséquent ils proviennent très probablement de la barbe ou des cheveux. Toutefois, il faut savoir que, dans les cheveux comme dans la barbe.
Sur les cheveux, le diamètre peut être considéré comme à peu près uniforme, sauf près de la racine et de l'extrémité libre.
- Extrémité libre d'un cheveu d'une femme do 30 ans (^Tossi ssement lio diamètres).