‹ Précis de médecine légaleChapitre 296 sur 410 · Causes célèbres, t. VU, cahier · texte numérisé non relu

Causes célèbres, t. VU, cahier

718 ETAT UEXrXL DES EPILEPTIQUE»

soin. EnGn, les circonstances au milieu desquelles a été commis Tacte coupable, le contraste choquant qu'il prc« sente avecThonorabilitéet la conduite ordinaire de l'accusée, la futilité des motifs, le peu de proportion entre le profit recherché et les risques courus, TindifTérence devant les conséquences, constituent des éléments importants d'appréciation {voir les rapports S la fin du livre).

§ II. — État mental des épilepti<lues.

Il est des épileptiques qui conservent longtemps ou toujours rintégrité complète de leurs facultés mentales, cliez lesquels la maladie se manifeste uniquement par ses symptômes convulsifs ou vertigineux et n'exerce aucune influence notable sur l'intelligence et le caractère. — Il en est d'autres qui sont atteints d'aliénation plus ou moins complète. — D'autres encore sont sujets aux impulsions irrésistibles dont nous avons déjà parlé ; mais dans Tinlervalie de ces accès, ils peuvent être sains d'esprit. — Enfin, une dernière catégorie comprend les épileptiques en assez grand nombre, chez lesquels les facultés meatales, sans être dégradées jusqu'à l'aliénation proprement diie, ont cependant subi une atteinte manifeste.

C'est surtout sur le caractère que la maladie exerce alors une influence bien marquée ; beaucoup d'épileptiques sont en cfl'et sombres, méchants, sournois, orgueilleux, susceptibles, irascibles, vindicatifs et haineux. Ils sont ainsi portés à commettre des actes violents ou répréhensibles dont ils comprennent d'ailleurs toute la portée et qui sont accomplis quelquefois à l'aide de longues combinaisons. La responsabilité pleine et entière de ces actes ne peut pas cependant leur être toujours imputée et, dans beaucoup de cas, il est évident pour le médecin que la perversité des . épileptiques est maladive, que chez eux c'est en vertu d'une modification pathologique que les passions acquièrent une violence extrême, en même temps que diminue la résistance à leurs suggestions. « Le mal caduc, disait Boileau de Caslelnau, empêche de mesurer la portée des

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