‹ Précis de médecine légaleChapitre 356 sur 410 · STRANGULATION E-^ SUBMERSION · texte numérisé non relu

STRANGULATION E-^ SUBMERSION

étendue. En incisant les poumons on constate que les bronches et le parenchyme contiennent de Técurae à très fines bulles, et qu'il s'écoule une quantité abondante de sang liquide et foncé. Il n'existe pas d'ecchymoses sous-pleurales.

Le cœur ne présente pas d'ecchymoses sous-périçardiques ; ses cavités renferment du sang, liquide et des caillots noirs et mous. Les valvules sont saines.

L'estomac renferme environ 100 grammes d'un liquide jaune v.erdàtre très clair, n^exhalant pas d'odeur alcoolique, et non mélangé de débris alimentaires. La muqueuse est légèrement congestionnée.

Les intestins ne présentent pas d'altérations pathologiques.

Le foie est volumineux et congestionné. La rate a son aspect normal.

Les reins ont leur volume habituel; leur surface est lisse ; cependant en enlevant leur capsule on (Constate qu'elle entraîne en certains points quelques fragments de la substance corticale; celle-ci n'offre pas de lésions appréciables à l'œil nu.

L'utérus et les ovaires sont sains.

La vessie est vide.

Le cuir chevelu est intact: au-dessous de lui on trouve plusieurs épanchements de sang coagulé disposé de la façon suivante : au sommet de la tête, un peu en avant de l'occipital, existe un premier épanchement de 4 centimètres de diamètre sur 1 millimètre d'épaisseur : près de la bosse pariétale droite, un autre épanchement de 2 centimètres de diamètre; enfin, à la partie antérieure de l'occipital et des deux côtés de la ligne médiane, plusieurs épanchements répartis sur une étendue de 7 centimètres y ces derniers épanchements sont situés entre l'os et le périoste.

Les os du crâne ne sont pas fracturés.

Il n^existe pas d'épanchement sanguin dans la cavité crânienne. Les méninges ne sont pas congestionnées, non plus que le cerveau et les autres parties de l'encéphale qui ne présentent pas d'altérations apprécifibles. ^

Conclusions. — 4* La femme B. porte sur les diverses parties du corps de nombreuses traces de violences. Sur le cou existent des marques d'ongles, des ecchymoses superficielles et profondes, indiquant une tentative énergique de strangulation. Sur les bras se trouvent les marques de doigts fortement appliqués, comme pour maintenir ou entraîner la victime. Sur la partie supérieure de la tète existent les traces de plusieurs chocs ou coups portés avec un corps contondant. Enfin sur la face, les bras et les cuisses, on remarque plusieurs ecchymoses produites également par des contusions.

2* Cette femme vivait au moment de sa chute dans Teau, sa mort doit être attrîjiaée, au moins pour une part, à la submersion.

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