‹ Précis de médecine légaleChapitre 360 sur 410 · SÉVICES SUR UN ENFANT · texte numérisé non relu

SÉVICES SUR UN ENFANT

Le Dr Sevestre a d'ailleurs apporté à sa déposition les restrictions nécessaires en disant qu'il lui avait bien paru se trouver en présence d'un sillon de constriction, mais qu'il ne pouvait préciser de quel genre de sillon de consLriction il s'agissait.

Le Dr Label^ lui, n'a rien vu : il a donné une ordonnance à distance et n'a vu qu'un cadavre. La mort lui a paru singulière, extraordinaire même; mais ce n'est là qu'une opinion, une impression ; ce n'est pas une preuve médicale tirée de l'observation des faits.

Quant au Dr Frankel^ il affirme bien avoir vu le cadavre que l'on prétendait qu'il n'avait pas découvert. Il n'a rien constaté de suspect, et, s'il a demandé une enquête, c'était plutôt par suspicion morale que par suite d'une constatation médicale précise imposant l'idée de mort violente.

Les trois témoignages ainsi recueillis n'apportent donc à l'affaire aucune lumière décisive. Celui du Dr Sevestre même tend à rendre fort douteuse la conviction que les dépositions précédentes avaient paru imposer de la violence exercée sur le jeune Maurice,

Vous m'avez demandé en outre, monsieur le Juge, si la suffocation à la main pouvait ne laisser aucune trace interne, aucune lésion viscérale. Oui, sans doute. Mais c'est là une exception, et il serait singulier que dans nos quatre autopsies nous eussions quatre fois rencontré une exception médico-légale.

Jeanne Weber a comparu les 29 et 30 janvier 1906 à la Cour d'assises de la Seine^ et a été acquittée.

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